Pavlova *magique* végétal

Pavlova vegan sans oeuf !

Quand je cuisine pour des convives, je soigne toujours beaucoup l’histoire qui va entourer mes plats : c’est là je trouve le vrai secret d’une bonne recette. C’est fou ce que le goût peut être amplifié par la mise en scène, les quelques mots d’introductions que l’on fournit en apportant le plat sur la table.

Dans ces quelques mots introductifs, il est intéressant de fournir quelques clés de dégustation permettant de pleinement apprécier un plat. La transmission est dans le genre un excellent exhausteur de goût. « C’est ma grand-mère qui m’a appris à faire ce plat » : imparable. Mais l’énigme est aussi un magnifique moyen de créer un moment unique, et d’amener son assemblée à une délicieuse communion.

meringue vegetale

« Il y a un ingrédient très spécial dans ce dessert, et un autre qui manque, je vous laisse deviner ! », dites cela en apportant votre pavlova, et regardez les yeux rouler…

Ce pavlova est en la matière un chef-d’oeuvre de bluff : à base d’une meringue totalement végétale, sans une once d’oeuf, un paradoxe absolu. Ce sont les magiciens du végétal, qui ont récemment découvert que l’on pouvait battre en neige le jus de cuisson de pois-chiches. Moi qui cuisine beaucoup le haricot blanc, j’ai pu tester avec son jus de cuisson : épatant.

Que tu partages ou non la cause végétalienne, ce dessert est à essayer absolument, ne serait-ce que pour voir la tête ahurie de ceux à qui tu l’as fait déguster. Et prévois un peu de jus en rabe pour faire la démonstration, car je te préviens : on ne te croira pas !

meringue vegan

Allons dans le détail avant de nous lancer :

le jus de cuisson de haricot blanc est à récupérer de ton bocal de conserve bio (évite en revanche les conserves métalliques qui sont traitées), ou de ta casserole après cuisson des haricots secs. Il faut veiller alors à faire réduire cette eau de cuisson si sa couleur est trop claire : il faut qu’elle soit d’un jaune pipi concentré (comme sur la photo ci-dessus), en revanche sa consistance reste fluide, à la différence de l’oeuf. On le fouette une fois refroidi, en ajoutant comme pour les blancs d’oeuf quelques gouttes de jus de citron ou de vinaigre.

–  la gomme de guar : est extrait d’une légumineuse appelée haricot de Guar. Elle a un fort pouvoir épaississant et, mélangée à un liquide, se transforme en gel même à froid. Elle n’est pas indispensable pour faire des petites meringues, mais là comme on veut une belle galette bien épaisse, elle va jouer le rôle d’épaississant. On l’ajoute après avoir battu en neige le jus de cuisson. On la trouve facilement aux rayons sans gluten des magasins bio & cie. Ensuite on « serre » avec du sucre semoule, c’est à dire qu’on ajoute le sucre semoule en pluie tout en fouettant énergiquement, avant d’ajouter le sucre glace tamisé à l’aide d’une maryse (ou spatule) en mélangeant délicatement à la manière d’une mousse. Puis on cuit la meringue à 100°C une grosse heure, ou ouvrant de temps à autres le four pour laisser s’échapper l’humidité afin que la meringue ne se fendille pas.

le nappage du pavlova : j’ai utilisé ici du fromage blanc, j’apprécie sa petite touche aigre, mais on peut très bien le remplacer par une chantilly classique comme le veut la recette orthodoxe. Pour fabriquer une chantilly vegan, c’est facile en utilisant de la crème de coco (et non du lait de coco). Le secret d’une chantilly bien montée est le froid : veille à mettre une demi-heure avant de la faire le fouet et le récipient au congélateur.

la garniture : au printemps, des fraises pardi ! Mais en été on opte pour des framboises et autres baies, pour des mûres en septembre et en hiver pour du kiwi ou de la mangue… Toujours mettre de la menthe ou du basilic pour la petite note de fraîcheur visuelle et gustative.

pavlova vegan recette

 

6 commentaires

Hummus mimosa aux haricots blancs

hoummous simple

En pâtissant à la japonaise, j’ai totalement redécouvert le haricot blanc. Jusqu’alors, il était synonyme pour moi de saucisse de Toulouse, ou éventuellement de lard, point à la ligne. Mais en préparant le shiroan, qui est le pendant blanc de l’anko, j’ai été surprise par sa texture fine, extrêmement onctueuse et son goût beurré.

Dès lors, je me suis mise à beaucoup cuisiner avec les haricots blancs, pour donner du crémeux sans alourdir et pour mieux nourrir, notamment dans mes plats de pâtes. Je l’utilise aussi pour confectionner des hummus spécialement onctueux, avec des épices et condiments variés. Ici, c’est une version toute printanière, qui évoque les oeufs mimosa que je prépare avec de la moutarde et du curry : j’adore ce combo que j’ai d’abord découvert dans une mayonnaise au curry, il y a une vraie alchimie qui se créé je trouve.

Sur des toasts grillés c’est délicieux, ou encore au creux de chapeaux de petits champignons. A moins que tu ne préfères laisser tes invités y tremper leur radis :))

hoummous original

Maintenant, la conserve de haricots blancs a remplacé les pois-chiches dans mon placard. Prête à dégainer en cas d’apéro improvisé…mais pas que. Crois-moi, tu n’as pas fini de m’entendre parler de haricots blancs.

Aujourd’hui, cela fait pile 6 mois que les attentats de Paris ont été perpétués. Nous nous retrouvons à nouveau un vendredi 13 et je compte bien commémorer Lamia et tous les autres en cuisinant un somptueux apéro, plein de couleurs et de vie. Pour que le partage, le bonheur d’être ensemble, et de jouir de la vie, l’emporte sur la peur, la haine, la pensée unique.

« Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée. C’est d’avoir une pensée toute faite  » écrivait Charles Peguy. Tchin !

Pour agrandir la recette, clique dessus !

hummus-blanc-recette

 

4 commentaires

Mochi daifuku façon tarte à la fraise

mochi fraise

Ce mochi-là, cela fait très longtemps que je brûle de te le présenter. A vrai dire, c’est lui qui a été à l’origine même de Mochi Mochis, mon livre portant sur la pâtisserie japonaise, si exquise et pourtant si méconnue chez nous. C’est une douceur aux allures ovni-esques, comme on les affectionne au Japon, mais dont le goût donne une impression de déjà-vu, et plus précisément de tarte à la fraise. Un trait d’union entre France et Japon, tout en rondeur, fraîcheur et délicatesse.

Pour ceux qui atterrissent sur le blog et qui découvrent le mochi, un petit rappel de circonstance s’impose : le mochi est une préparation à base de riz gluant, que l’on peut déguster sous mille formes, en salé comme en sucré. Parmi les différentes déclinaisons du mochi, il existe une sorte appelée daifuku, et qui prend l’aspect d’une boule toute douce et poudrée, juste de la bonne taille pour se nicher dans le creux d’une paume. Sous son enveloppe élastique, se cache une noix parfumée à la texture fondante : traditionnellement, il s’agit d’anko, pâte de haricot rouge (azuki) sucrée, dont tu peux consulter ici la recette.

daifuku à la fraise

Le daifuku figure parmi mes pâtisseries préférées, toutes catégories confondues. J’aime sa texture douce et délicate, sa silhouette ronde et translucide qui renferme un coeur parfumé, déclinable à l’infini. Pour cette raison, je trouve que le daifuku mochi, est un peu la version nippone du macaron : même univers poudré, même dichotomie entre une préparation intérieure et une coque extérieure, même délicatesse. Toutefois, à la différence des macarons, le mochi est très peu connu : le servir à sa table, c’est s’offrir un moment de pure découverte et d’amusement.

Et ce mochi-là en particulier, est tout adapté pour faire découvrir sans effrayer la pâtisserie japonaise. Il s’agit d’une variation sur l’ichigo daifuku, ichigo signifiant fraise. Une fraise fraîche est enrobée d’anko (pâte de haricots rouge sucrée) et glissée à l’intérieur d’une boule de riz gluant. Ici, j’ai remplacé l’anko par une pâte d’amande spécialement onctueuse, qui évoque en goût la pâte sablée de nos tartes à la fraise. De sorte qu’en bouche, on découvre et on est rassurés à la fois. Ces hiatus gustatifs sont de vrais cadeaux à faire en cuisine : ils jouent avec nos repères, nous surprennent et nous montre un nouveau chemin dans un paysage déjà connu.

Au travail :) Pour agrandir la recette, clique dessus.

mochi amande recette

7 commentaires

Quiche trompe-l’oeil aux asperges

quiche asperge facile

Ce printemps, pour faire honneur aux divines asperges vertes, ça te dit de jouer les bo(bo)-magiciens ? Si cela fait si loOongtemps que je n’ai pas publié (pardon !), c’est que je me suis obstinée tout ce temps à affiner LA recette de quiche. Une recette qui change, printanière, et qui ne soit pas une redite de toutes celles faites auparavant. Une recette qui te transmets l’envie de faire tiens tout ces nouveaux ingrédients, et de cuisiner en harmonie avec les grands défis de notre temps.

Comme je te le disais ici, je ne suis pas végétarienne. Et pourtant, la question de réduire ma consommation de produits d’origine animale est centrale dans ma cuisine. Je m’y suis d’abord intéressée pour des raisons éthiques évidentes : avant tout pour ne plus créditer l’élevage intensif, qui pollue et normalise la maltraitante des animaux. Ce faisant, j’ai découvert toute une myriade d’ingrédients nouveaux, plein de goûts et aux potentiels inexploités.

Une démarche cataloguée de « bobo » : chez moi en Mayenne, avec mes parents agriculteurs bios, on me taquine pour mon attitude de bourgeoise-aristo de gauche, qui mange vert et porte des vestes en cuir. Un paradoxe pour beaucoup, qui ne l’est pas pour moi : aujourd’hui, je cuisine végétal en semaine, et je mange carné le weekend. Et ceci, autant pour l’éthique, le goût de la découverte, que pour mon porte-monnaie, une botte d’asperges vertes coûtant toujours moins cher qu’une pièce de viande. Et entre les deux, mon choix est vite fait : c’est l’asperge qui gagne. Mon royaume pour quelques asperges vertes rapidement poêlées, avec des tagliatelles à la crème, saupoudrées d’ amandes effilées & grillées.

pate tarte maison

Les légumineuses en particulier sont des bijoux du quotidien : elles nourrissent, apportent à la fois du crémeux, un goût qui rappelle parfois la noisette ou bien l’amande, et fournissent les précieuses protéines « vertes » quand on les associe à des céréales. Ultra pratiques, on les trouve aussi sous forme de flocons (ici une recette !) ou de farines, très rapides à utiliser.

C’est le secret de cette tarte trompe-l’oeil : réalisée sans une goutte d’oeuf, mais avec de la farine de pois-chiches, mélangée à un peu de crème et de lait végétal. Magiques pois-chiches dont on utilise jusqu’à l’eau de cuisson pour fabriquer des gâteaux roulés ou même des meringues ! Ici, ils imitent les oeufs à la perfection, voire les surpasse, tant la texture est crémeuse et ferme à la fois. La farine de pois-chiche a en effet un pouvoir coagulant aussi fort que l’oeuf, une fois mélangé à du liquide : étourdissant de possibilités, n’est-ce pas.

quiche asperge vegan

Avec une pâte toute faite, c’est aussi rapide à cuisiner qu’une tarte classique : on mélange la farine de pois-chiches avec les autres ingrédients, on verse dans la pâte et zou au four. Si tu ne connais pas encore, la farine de pois-chiches se trouve dans les magasins bios, souvent aux rayons « sans gluten ». Pour les allergiques véritables, il suffit de remplacer la pâte à tarte classique par une version sans gluten ! Tu peux évidement varier les garnitures, en remplaçant par exemple l’asperge par des poireaux émincés et revenus une dizaine de minutes.

Végétaliser ses ingrédients du quotidien, c’est jouer les aventuriers de l’ordinaire, et participer au mieux-être de la planète. Délicieusement bobo !

quiche vegan recette

 

13 commentaires

Mort à la tomate de mars – curry japonais

curry japon vegan

Acheter des tomates en mars est une insanité. Tout le monde s’accorde pour dire qu’elles n’ont aucun goût, et pourtant les rayons de tomate sont toujours aussi bien achalandés. Y compris dans les boutiques bios. Je trouve cela absurde, j’aimerais que l’on arrête. Pourtant, je peux comprendre : la tomate évoque l’été, les vacances, le rosé en terrasse. Bien plus glamour que la carotte.

Quand on cuisine avec les saisons, la grande difficulté, c’est l’attente. Et la période la plus difficile de l’année est indubitablement le début du printemps. Lorsqu’il faut attendre jusqu’à mi-avril pour que les premiers légumes primeurs arrivent sur les étals. On est pressés d’être en mai avec ses fraises, et puis même de sauter direct aux cerises de juin.

cocotte legumes

Carottes coupées manière rangiri – assiette de saison

Attendre n’est pas le fort de beaucoup d’entre nous. Nous qui n’avons de cesse que d’accélérer le temps et l’espace pour gagner en efficacité, multiplier les expériences, explorer les quatre coins du monde. Mais si, comme moi, tu éduques des petits moussaillons, alors peut-être sais-tu combien il est important d’apprendre à attendre. Pour savoir maîtriser ses émotions, exercer son imagination, ne pas pomper l’air de ses parents, cultiver l’exception. Et lorsque le moment est arrivé, savoir pleinement le savourer.

Rapporté à la cuisine, l’attente est essentielle. En attendant que les légumes soient mûrs pour les déguster, on apprend à savourer ce que l’on a, et on participe à quelque chose de plus grand que soi. Pour moi qui ai eu la chance de grandir avec des légumes bios & de saison (merci Maman), cuisiner avec les saisons me relie au monde, me donne le sentiment de le respecter et de le célébrer.

recette curry

 

J’aime par exemple couper mes carottes à la manière japonaise en utilisant la technique dite « rangiri ». Elle consiste à tailler ses légumes un peu à la manière dont on taille un crayon de bois. Si tu veux t’y essayer, je t’ai fait un petit croquis ci-dessous, mais comme je ne suis pas sûre que ce soit très clair, je t’invite à voir aussi cette vidéo pour mieux comprendre le geste. On forme ainsi de jolis morceaux à la fois réguliers et singuliers (voir photo ci-dessus).

rangiri couper

Et pour patienter ensemble, et attendre que toutes ces petites graines deviennent de grands et beaux légumes, je te propose une recette de curry japonais avec nos bons vieux légumes d’hiver. Appelé « karei raisu », c’est un plat qui tient autant du ragoût que du curry proprement dit, avec une sauce foncée et épaisse qui enrobe de gros et savoureux morceaux de légumes. Au Japon, on le confectionne à partir d’un mélange déjà préparé dont la recette précise est tenue secrète. Mais j’ai fini par trouver l’astuce pour imiter son goût profond, très enrobant et sa couleur sombre sur l’excellent blog Norecipe : de la poudre de cacao amer. Dans le plat final, c’est très difficile de la déceler, mais elle apporte une dimension supplémentaire au plat.

Les ingrédients sont tous très faciles à trouver, et l’autre secret réside dans la compotée d’oignons caramélisés dont on se sert pour fabriquer la sauce. Et si on utilise comme moi une farine semi-complète, on obtient un plat extrêmement sain et réconfortant.

Un plat parfait pour ne pas se découvrir d’un fil, pas vrai ?

curry nippon recette

14 commentaires

Maki fleur au chou rouge et pignons de pin

makis original printemps

Oui, on y est presque !

Si comme moi tu refuses obstinément à partir de mars d’enfiler ton manteau – et que forcément tu attrapes un rhume, petit(e) malin(e). Si tu guettes les bourgeons dans les arbres et les tiges de jonquilles dans le sol. Si tu te remplis les oreilles du chant retrouvé du merle.

Alors, tu voudras toi aussi célébrer l’arrivée officielle du printemps par ces makis en forme de fleurs, et plus précisément de fleurs de prunier, qui sont parmi les premières à s’épanouir. Au Japon, on les accueille avec une grande ferveur, comme le premier acte du printemps avant l’apothéose des cerisiers en fleur. On se rend dans les parcs répertoriés, et on sirote de l’amazaké, un type de saké sucré et très peu alcoolisé au goût de bonbon. Lorsque je vivais à Tokyo, j’étais allée rendre visite aux pruniers en fleur par une froide journée, et je me souviens encore de la sensation délicieuse de la première gorgée d’amazaké doux & aigre à la fois : je te raconte tout dans cet article-ci.

maki technique

Mais revenons à nos makis. Certes, comme les makis mosaïques, ce ne sont pas des makis que tu fabriqueras vite fait un dimanche soir. Ce sont des sculptures à eux-seuls, et certains trouverons un peu ridicule de se donner tant de mal pour quelque chose de si vite englouti. Ce qu’ils ne savent pas, c’est le moment de pure détente concentrée que t’ont offert ces makis, le plaisir de voir ton riz se teinter de violet. Et aussi la satisfaction de participer en le célébrant à l’arrivée du printemps. Car c’est cela cuisiner avec les saisons : s’enraciner dans le temps, faire corps avec lui, s’en nourrir au lieu de le subir. Ici, tu remarqueras que les ingrédients sont hivernaux, mais la forme elle, est printanière : un maki de transition, autrement dit.

Au goût, ces makis sont à la fois très simples et sophistiqués : le piquant du chou qui se combine si bien à la sanilité pleine de profondeur du shoyu, avec la rondeur gourmande des pignons de pin pour gouleyer le tout. La recette ci-dessous, pour préparer le riz vinaigré, c’est par ici !

maki fleur recette

25 commentaires

Rochers d’énergie chocolat, dattes & amandes

Des rochers au chocolat délicieux et sains !

A mesure que Pâques approche, monte l’envie de chocolat. C’est mathématique : après janvier et ses fringales de brocoli et de bonnes résolutions, en février déjà on a bien besoin de croquer un morceau voire deux trois. C’est une chose d’ailleurs qui me fascine et me rassure profondément à chaque fois que je la constate, de voir combien nos humeurs et envies sont corrélées à notre environnement, aux saisons. Un « jeune » froid de décembre te donne envie de pain d’épices ou de madeleines, tandis qu’un « vieux » froid de février te fait plonger direct dans le chocolat (combiné à un bon whisky) : quand ton corps recherche de toute urgence du magnésium pour parcourir la dernière ligne droite avant le printemps.

Atelier chocolat

Mais au juste, à quoi nous sert concrètement le magnésium ? Ce minéral est utilisé par le corps pour nombre d’opérations vitales d’entretien, il permet de fixer le calcium dans nos os, cartilages et de nos dents. Il favorise également la détente musculaire et joue à ce titre un rôle précieux auprès des sportifs et des femmes souffrant de règles douloureuses. Mais c’est avant-tout comme activateur d’enzymes que son rôle est capital : il participe ainsi à la digestion d’un grand nombre de nutriments essentiels pour la santé. Pas vraiment étonnant que notre corps y fasse particulièrement appel en cas de baisse d’énergie.

fabriquer chocolat maison

Et figures toi que parmi les ingrédients d’origine végétale les plus concentrés en magnésium, on compte le cacao…et les fruits secs oléagineux (en particulier les noix du Brésil, les amandes, et les graines de courge). Ajoutons à cela des dattes et des raisins secs, eux-mêmes riches en fer, antioxydants et magnésium, et on obtient des rochers à tout casser. (désolée pour le jeu de mots hein). A l’Ouest, on appelle ces mélanges de fruits secs « energy balls« , et on comprend pourquoi. Et lorsqu’on les enrobe comme ici de chocolat, on est proche

Pour varier les plaisirs, on peut remplacer les raisins secs par des abricots (ils apportent tous deux de l’acidulé), et les dattes par des figues bien onctueuses ou encore des bananes séchées. Les amandes peuvent se permuter en pistaches, noix et autres jolies capsules croquantes. A savoir que si tu es mère/père, grand-père/grand-mère, tante/oncle d’adorables bambins aussi fans de chocolats que les miens, ces petites boules font fureur : autant à déguster qu’à confectionner.

Une recette ultra simple avec trois super bons ingrédients faciles à trouver : là tu n’as vraiment aucune excuse ;) Et en prime, pour ne pas gâcher le reste de chocolat fondu, on fabrique des mendiants : ils n’ont jamais aussi bien mérité leur nom ! Pour agrandir la recette, clique-dessus.

chocolat rocher recette

 

9 commentaires

Pas de gâchis avec le brocoli : couscous et velouté de parures

veloute parures brocoli

Un article pour la cuisine du quotidien, quand tu tombes comme moi sur un magnifique brocoli, doté d’une splendide corolle de verdure qu’il t’es impossible de jeter. D’une part, parce que ces tiges & feuilles sont beaucoup trop belles avec leur couleur vert-bleutée, et leur surface matte & embuée par endroit. Et même, tu l’as gardé une semaine sur ton plan de travail avant d’y toucher, en le plaçant dans la corbeille à fruits, rien que pour le plaisir des yeux. Et d’autre part, car comme pour le chou-fleur, les parures se mangent et font notamment de délicieux velouté.

brocolis

Et la fleur qu’est qu’on en fait ? Pour changer des gratins-sautés-purées, je te propose de les cuisiner en mode couscous, une technique déjà très pratiquée pour le chou-fleur et qui gagne à être étendue en brocoli. Ca fait un peu peur comme ça mais en pratique c’est très simple : on broie tout simplement le brocoli préalablement coupé en morceaux dans le bol d’un mixeur. Arrivé à ce stade, beaucoup de recettes proposent de manger cette semoule froide, façon taboulé. Mais avec les temps qui courent et surtout qui coulent, je me suis dit que tu aurais bien davantage envie de quelque chose de chaud et de réconfortant : pas vrai ?

couscou brocoli recette

En faisant mes petites recherches, je suis alors tombée chez le sympathique Ricardo, un Canadien plein de bonne idées qui semble être le Jamie Oliver du Québec version cheveux court et sourire bright ^^. Il propose un couscous de chou-fleur qui m’a donné très envie. On fait revenir quelques minutes des oignons et de l’ail avec quelques fruits secs (ici des figues), et des amandes (ici des graines de tournesol et de courge que je préfère ajouter à la fin pour garder le croquant). Puis on ajoute un bouillon de légumes et on cuit juste 5 minutes, ce qui permet de conserver une bonne partie des nutriments du brocoli. Puis on ajoute un jus de citron, et voilà c’est tout !

couscous brocoli figue

Avec une bonne semoule complète (de blé ou aussi de châtaigne, un délice), ça te donne un déjeuner pour 2 tout en équilibre et délicatesse.

Les deux recettes ci-dessous, dis moi ce que tu en penses !

brocoli recette

 

 

14 commentaires

Dorayaki

dorayaki japon

Ce n’est pas sans arrière pensée que la date de mon billet autour de l’anko concordait avec la sortie d’An, le dernier film de Naomi Kawase, qui se déroule dans une petite échoppe de dorayakis à Tokyo. Tu ne t’y es d’ailleurs pas trompé en me conseillant d’aller le voir : la bande-annonce m’avait à moi aussi tapé dans l’oeil & l’estomac, et en attendant de pouvoir m’en délecter, j’avais voulu confectionner des dorayakis, en commençant par préparer l’anko…

Au Japon, où du moins dans les parties où j’ai vécu et que j’ai visitées, les dorayakis sont très populaires, et dégustés à n’importe quelle heure de la journée. J’ai notamment le souvenir d’une minuscule échoppe entre Roppongi et Azabujuban, surmontée d’une banderole noire et blanche et dotée d’une vitrine juste suffisamment grande pour admirer les gestes précis d’un homme tout entier absorbé dans la réalisation de parfaites petites crêpes dorées. « Dora », signifie gong en référence à leur aspect, tandis que « yaki » signifie grillé ou saisi (oh oui comme « yakitori », avec « tori » qui veut dire poulet).

dorayaki ankoIl s’agit d’un sandwich de pancakes dorés, fourré à l’anko, pâte d’azuki sucrée, à la fois dense et onctueuse. Ces pancakes sont particulièrement riches en oeuf, avec une pointe de miel, qui rend cet aspect velouté et cette couleur caractéristique, fauve à l’extérieur, jaune dedans. J’ai emprunté la recette de Just One Cookbook, qui est un des blogs de référence en matière de cuisine japonaise. Tu me connais, j’ai juste un peu diminué la dose de sucre et utilisé ma propre recette d’anko. Si tu es vegan, je suis certaine qu’avec une recette alternative, tu peux parvenir à un résultat satisfaisant : jette un oeil sur les pancakes comme des nuages d’un Invincible été (non testés, seulement yeutés).

Ce ne sont pas vraiment des desserts mais plutôt des en-cas pleins de bonne énergie, avec des légumineuses. Le meilleur moment de les déguster est au petit-déjeuner ou à l’heure du goûter d’une journée musclée. Pour les Japonais, le dorayaki possède un très fort pouvoir réconfortant, régressif à souhait, et on les comprend : accompagné d’un thé ou d’un café, la dégustation du dorayaki cisèle un moment de pure quiétude tout en simplicité et en douceur.

Les dorayakis peuvent être congelés un par un, entourés d’un film ou papier protecteur. Si je veux en déguster au petit déjeuner, j’en sors la veille du congélateur et laisse décongeler doucement à température ambiante. Voici la recette : pour l’agrandir, clique dessus !

dorayaki recette japon

7 commentaires

L’Anko, une pâte à tartiner à base de légumineuses

koshian recette

Comment ? Quoi ?! Je n’ai pas de recette d’anko sur mon blog ?!! J’ai été la première étonnée lors de ce constat la semaine dernière. Mais à y réfléchir, ce n’est pas si mal que j’ai tant tardé, car si la liste des ingrédients pour confectionner l’anko est courte, le processus de fabrication l’est moins…

Mais d’abord, pour ceux qui ne sont pas empreints de culture japonaise, qu’est ce l’anko ? Des azukis, un type de légumineuse couleur rubis, du sucre et une pointe de sel. Mais encore ? L’anko est à la pâtisserie traditionnelle, ce que le miso est à la cuisine japonaise : un pilier sur lequel s’épanouit tout un réseau de délicates douceurs. On le trouve à l’intérieur des daifukus, ces petites boules élastiques et régressives, qui comptent parmi mes péchés mignons. On le trouve également à la base des yokan, ces gelées à la texture non pas figée mais follement onctueuse. En terme de goût et de texture, l’anko se rapproche de la crème de marron : ceux qui aiment cette dernière peuvent y aller les yeux fermés et la bouche béate. Mais l’anko possède son petit goût bien à lui : celui des légumineuse en version sucrée. Une pratique culinaire totalement inédite pour nous Occidentaux, qui les associons plutôt à une bonne saucisse de Morteau. Pour la petite histoire, les Japonais utilisent inversement très peu les azukis en salé !

anko

C’est une de mes plus grandes leçons de cuisine japonaise : non seulement le goût des légumineuses est délicieux en sucré, mais leur texture fine et dense à la fois en fait de parfaits partenaires de pâtisserie ! Au Japon, on fabrique l’anko en deux textures : le tsubuan, où les azukis sont mélangés entiers au sucre et au sel, et le koshian où l’on ne garde des azukis que la pulpe. Les deux types d’anko sont appréciés également, pour des raisons différentes : le tsubuan pour son côté rustique et authentique, sa mâche grumeleuse, le koshian pour sa texture fine et lisse, qui le destine à des pâtisseries plus sophistiquées comme les namagashis.

Personnellement, j’ai une petite préférence pour le koshian, qui permet de se démarquer clairement sous mon palais d’Occidentale de la connotation salée des légumineuses. Au quotidien, je l’utilise à la manière d’une pâte à tartiner : sur du pain grillé, avec une tranche de gâteau, dans un yaourt. Et oui, on peut fabriquer toutes sortes de pâtes à tartiner à partir d’autres légumineuses : pour l’avoir testé, avec des lentilles et des mogettes de Vendée, c’est absolument délicieux. Avis aux aventuriers de la spatule : le sucré version légumineuse est une terre vierge qu’il reste à explorer ! Dans un gâteau au chocolat elles font des merveilles comme dans cette recette de fondant au chocolat qui a remporté un franc succès. Je salue aussi le génie de Cléa qui remplace la frangipane classique par des lentilles dans sa Galette des rois à la lentille verte du Puy.

azukis japon

Azukis, sucre et farine de riz gluant, la base de la pâtisserie au Japon

Pour réaliser un bon anko, il faut faire attention à ce que les azukis soient bien tendres à coeur, sans pour autant s’être disloqués car alors ils perdent leur pulpe. C’est la raison pour laquelle la plupart des recettes notamment celle de Just one cookbook, blog incontournable en matière de cuisine japonaise, préconisent de cuire les azukis dans une petite quantité d’eau, pour qu’ils ne s’entrechoquent pas comme lorsqu’ils sont cuits dans une grande quantité d’eau. C’est une technique que tu peux adopter…si tu en as le temps car il faut alors régulièrement rajouter de l’eau pour conserver le bon niveau. Personnellement, je n’arrive pas à rester 1h à côté de ma cuisinière et je cuis mes azukis dans une plus grande quantité d’eau. Résultat : je perds forcément un peu de pulpe, mais le résultat n’est pas trop mal non plus… à toi de voir ce qui te convient le mieux.

shiroan-recette5

Autre nuance technique : si on n’a pas de moulin le légume, ou pas le courage de passer par cette étape, on peut choisir de mixer les azukis cuits, égouttés mais encore chauds, en les mélangeant au sucre et au sel. La peau des azukis étant très fine, on obtient un anko à mi-chemin entre tsubuan et koshian, qui est très satisfaisant. Il s’agit d’un tsubuan broyé, que l’on nomme tsubushian (merci Joan pour la précision !).

Enfin, un point sur le dosage de sucre : il est possible d’alléger la proportion de sucre jusqu’à 350g pour 500g. C’est la recette que je propose notamment dans mon livre sur les Mochis. Attention toutefois, cette pâte se conserve moins longtemps…

koshian anko recette

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
19 commentaires