Cake citron vert, pavot et matcha

Après la pluie, le beau temps. Avec la météo actuelle, cette expression tellement galvaudée retrouve toute sa vivacité, sa fraîcheur. Ce matin, sur mon sentier de Hobbit, j’ai eu l’impression d’être dans un kaléidoscope géant aux tons verts et jaunes. Les plantes scintillaient littéralement, encore recouvertes des gouttes de la veille, transpercées des puissants rayons solaires du jour.

Et soudain, comme par capillarité, une envie de fraîcheur, de vert fringant. C’est pile ce que propose l’association citron vert et matcha. Cela faisait quelques semaines que je travaillais ma recette en prévision de ce moment là. Ce cake végétal s’inspire de la recette du cake marbré de Linda Vongdara, dans son excellent livre « A l’école de la pâtisserie vegan » dans la collection de Marie Laforêt aux Editions Solar. C’est, soit dit en passant, une vraie pépite, un basique que l’on devrait tous avoir dans sa maison.

Contrairement aux idées reçues concernant la pâtisserie végétale, il est très parfumé et ultra moelleux, presque humide. On m’a même demandé si je l’avais arrosé d’un sirop, comme cela se fait parfois. L’association citron-pavot, un grand classique, est « twisté » par le choix du citron vert et l’ajout de matcha qui accentue la fraîcheur de ce cake. Par ailleurs, l’énorme atout « pratique » de ce cake est que sans oeuf, il se fabrique avec les ingrédients du placard : l’huile de coco peut-être remplacée par de l’huile de l’olive ou du beurre, le citron vert par du citron jaune.

Pour agrandir la recette, il suffit de cliquer dessus !

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Minazuki à la fraise – Ichigo minazuki

Le dernier jour du mois de juin, le Japon célèbre Nagoshi no harae, rituel ancestral de purification de l’été. Durant cette journée marquant également le milieu de l’année, les sanctuaires japonais s’ornent de chinowa, de grands cercles de paille ou de roseaux tressés, dans lesquels il faut passer plusieurs fois afin de se purifier des 6 premiers mois passés, et d’aborder le reste de l’année sereinement. Au cours de cette cérémonie shintô, les prêtres et pèlerins franchissent l’anneau sacré en suivant un rite précis, parfois en tenant des petites poupées de papier. Le principe est le suivant : on écrit dessus son nom et son âge, on la passe sur la partie du corps à « exorciser » et on souffle dessus trois fois pour chasser les mauvaises ondes, avant de les brûler.

Comme toute fête japonaise, quelques délices accompagnent la célébration. Ce jour-là on déguste le kakiage, une friture ronde aux légumes et crevettes, ainsi que le wagashi minazuki. C’est un petit gâteau de forme triangulaire, d’une texture à mi chemin entre la gelée, le mochi et le flan. Le dessus du gâteau est parsemée d’azukis, ces fameux haricots rouges que vous retrouvez notamment dans nos daifuku mochis et crèmes de mochi à l’anko. Les azukis et les haricots de manière générale auraient le pouvoir de repousser le mal : les haricots de soja sont également utilisés lors de la fête de Setsubun en février pour chasser les Japon.

Le minazuki est un gateau dont la texture est à mi-chemin entre la gelée, le flan et le mochi. Cette texture est obtenue en mélangeant de la farine de blé, de la fécule d’arrow-root (ou de tapioca), et de la farine de riz gluant. Bien que j’adore la version originale du minazuki (que vous pourrez trouver dans mon dernier livre Douceurs japonaises aux Editions La Martinière), inspirée par la pleine saison de fraises, je vous en propose une version ichigo (fraise en japonais) et à la verveine citronnée dont c’est aussi la pleine saison. Il se déguste bien frais, afin que la couche sur le dessus qui s’est formée avec le jus de fraise et le gâteau soit bien prise et froide. Pour agrandir la recette, cliquez-dessus ! Comme souvent, cette recette est végétale.

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Donut fleur à la rose

Ca va peut-être te sembler très bête, mais savais-tu qu’un donut, n’est rien d’autre qu’une brioche frite ? Moi, il m’aura fallu 39 ans pour m’en rendre compte ! Et franchement, c’est tellement jouissif de s’offrir ce monument de la junk food, avec de bons ingrédients et le dosage en sucre que l’on aime !


La saison des roses
En ce moment, c’est la pleine saison des roses. La Touraine, où je vis, est considérée comme le jardin de la France et la rose en particulier, y est vénérée. Il y a le rosier de Ronsard, évidemment. Et aussi les jardins du château de Rivau qui abritent notamment un conservatoire de la rose parfumée, labellisé par le Conservatoire des collections Végétales Spécialisées. Et puis non loin de chez moi, il existe même un village, Chedigny, seul village à être classé Jardin Remarquable, qui est entièrement dédié à la rose. Si vous êtes de passage, je vous recommande vraiment la visite à cette saison, avec nuitée ou déjeuner dans le charmant Clos aux roses, qui fait restaurant et chambres d’hôte.

Ce qui est particulier avec cette année, c’est que les roses cohabitent avec une pluie incessante. Cela donne une ambiance très particulière, de jungle celtique, presque féérique. Evidemment, qui dit pluie, dit pour moi pâtisserie. Autant te dire que j’ai été trèès prolifique ces derniers temps. Quand je regarde dans le dictionnaire « prolifique », on a « qui se reproduit comme des lapins » et « sens figuré, qui produit beaucoup ». Huhu je trouve donc le terme doublement approprié à 8 mois de grossesse ^^’.

La recette
Quoi de plus logique avec cette météo de cuisiner l’eau de rose ? Si vous avez la flemme de faire la découpe en fleur, vous pouvez faire des donuts ronds comme nos beignets de boulangerie, en boulant la pâte à la manière de ces anpan. J’ai emprunté l’idée de cette forme à The Loopy Whisk qui a plein de recettes inspirantes. C’est une recette comme toujours végétale mais si ce n’est pas nécessairement votre objectif, et que vous n’avez pas d’huile de coco, du beurre en même proportion fera très bien l’affaire ;). L’eau de rose peut évidemment être remplacée par du lait ou de l’eau de fleur d’oranger, selon les affinités !
Pour agrandir la recette, il suffit de cliquer dessus !

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Cookie coeur mochi, matcha et chocolat noir

Qu’est ce qui fait un très bon cookie ? L’un des critères essentiels de mon point de vue, c’est qu’il soit légèrement croustillant-caramélisé à l’extérieur et chewy-élastique à l’intérieur. Alors pourquoi ne pas pousser le vice encore plus loin en nichant au coeur d’un cookie, du mochi ? Mochi + cookie, le duo est très prometteur comme je vous en faisait part dans ce billet-ci. Mais ici, je te propose la version plébiscitée et – il faut le dire – tellement visuelle : le cookie coeur mochi.

La recette de cookie que je te délivre ici est végétale et parfumée matcha-chocolat noir, le duo que je préfère. Dans la plupart des recettes il y a un oeuf, dont on peut parfaitement se passer par un peu de lait de soja, croyez-en mon expérience ! Car cette recette est véritablement en béton armé : je l’ai réalisée des centaines de fois, et à chaque fois légèrement amélioré. Si tu n’es pas fan de matcha-chocolat noir, n’hésite pas à changer ces détails à ta convenance : nature avec du chocolat lait, matcha-chocolat blanc, ou encore, comme me le réclament mes enfants, smarties et chocolat au lait (non mais franchement ils peuvent toujours rêver). Tu peux aussi remplacer une partie de l’huile de coco (max 50%) par du beurre de cacahuète, de sésame blond ou noir, ou encore de la purée de noisette.
Voici donc la recette, que tu peux imprimer sur papier A4 si besoin.

PS : les commentaires ne s’affichent pas, pour une raison qui me dépasse. Il faut dire que ce blog n’est pas tout jeune ! Alors n’hésitez pas à réagir et/ou me poser des questions sur les posts dédiés de mon compte instragram @mathildamotte.

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Anpan printanier, petite brioche fourrée à l’anko

Quand j’étais petite, parmi mes livres préférés, il y avait ceux de Kazuo Iwamura, et son adorable famille Souris. L’histoire comprenait toujours un passage où l’on cuisinait ou l’on dégustait quelque chose qui avait l’air absolument délicieux. C’est ainsi que sans le savoir, j’ai rencontré pour la première fois les daifuku mochis, les onigiris et les anpan.

L’anpan est un petit oreiller de brioche tout moelleux et réconfortant, avec un cœur d’anko, cette fameuse pâte de haricots rouges sucrée, pilier de la pâtisserie japonaise. Je vous propose ici une recette vapeur, mais traditionnellement ils sont plutôt cuits au four. À comparer, je trouve que la vapeur les rend encore plus fluffy, aériens.

J’ai eu envie de cuisiner des anpan lors d’une promenade en forêt, alors que j’admirais les jeunes feuilles de chêne, toutes vertes et tendres. Les souvenirs des excursions de la famille souris et des kashiwa mochi se sont alors juxtaposés. Le kashiwa mochi est une sorte de mochi que l’on déguste le 5 mai pour kodomo-no-hi, la fête des enfants, et qui sont nichés dans une feuille de chêne. Contrairement à la feuille de cerisier du sakura mochi, la feuille de chêne ne se mange pas mais joue un rôle protecteur et décoratif. Oh mais ce serait chouette d’en envelopper des anpans me suis-je alors dis tout en marchant. D’un point de vue symbolique au Japon, le chêne incarne la transmission, car certaines variétés de la péninsule ne perd ses vieilles feuilles, que lorsque les nouvelles se mettent à pousser.

Or la cuisine n’est-elle pas en premier lieu une transmission, un acte d’amour ? Ne soyons pas pour autant angéliques : elle est pour moi, et probablement pour toi qui me lis, aussi bien d’autres choses. C’est d’abord un espace de création qui m’enthousiasme tellement que parfois je me retrouve à faire une insomnie sur une recette que je veux absolument tester. C’est aussi parfois un acte de gourmandise purement égoïste – lorsque je m’entête par exemple à mettre du matcha et du chocolat noir dans mes cookies, quand tout le monde à la maison les préférerait nature avec du chocolat au lait. Mais dans le cas de ces anpan, je me réjouissais par avance du plaisir que ces petites brioches allaient procurer à mes petits lutins lors de la promenade post-cuisson que j’avais programmée. Si comme moi, tu souhaites avoir les anpans prêts pour la balade de l’après-midi (disons pour un départ à 15h30 le temps de faire une petite sieste ?), alors il faudra juste penser à lancer la brioche au petit-déjeuner autour de 9h. Petite précision avant de vous livrer la recette : si vous souhaitez vous passer des feuilles de chêne, ce sera moins mignon mais c’est évidemment possible !

Pour agrandir la recette, cliquez dessus.

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Cookie + Mochi en 3 versions

C’est fou la vogue du cookie en ce moment, vous ne trouvez pas  ? Je pensais ce produit vu et revu et pourtant le voilà partout sur les réseaux. Il a même bénéficié il y a peu d’une émission dédiée d’On va déguster, consécration ultime !
Peut-être certaines ou certains d’entre vous en êtes lassés. Et je vous comprends ! Mais, voyez-vous, je suis moi-même une grande amatrice de cookie. Donc, toutes mes excuses si je contribue à la cookie-folie, mais il fallait vraiment que je fasse ces tests de fusion Mochi X Cookie.
Une précision d’importance toutefois : ce n’est pas moi qui ai inventé le concept du cookie avec cœur de mochi, c’est à ma connaissance Jean Hwang Carrant, la fondatrice de Cookie Love dont la boutique se trouve au 84 rue d’Aboukir à Paris (passage obligé pour les cookies-fans comme moi). Elle en propose depuis longtemps à son comptoir, n’hésitez pas à y aller si vous avez la flemme d’en préparer.

Mais passons à la recette ou plutôt aux recettes : ici je fais donc trois variations. Le mochi fourré à la pâte de cookie crue, le mochi fourré à la pâte de cookie puis cuit au four, le cookie fourré au mochi (de gauche à droite dans l’illustration ci-dessous). Ces trois variations combinent 2 recettes : celle de la pâte à mochi, et celle de la pâte à cookie.

1. La pâte à mochi

Alors c’est tout simple. En terme d’ingrédients, mélangez dans un bol en verre 80g de farine de riz gluant, 70g de sucre et 140g d’eau. Recouvrez d’une assiette et cuisez 35 minutes à la vapeur (ou 2 fois 1min40 au micro-onde 1000 watts en mélangeant à mi-cuisson).

Cette pâte permet de façonner 8 daifuku mochi, ou environ une douzaine de boulettes de mochi à insérer dans le cookie.

2. La pâte à cookie

Pour la pâte à cookie, si vous avez déjà une recette fétiche, vous pouvez très bien l’utiliser, sinon, je vous propose celle ci-dessous qui a l’avantage d’être végétale et sans gluten. Vous pouvez laisser ou enlever le matcha, remplacer 50% de l’huile de coco par un beurre de cacahuète ou une purée d’amande. Pour l’agrandir, cliquez dessus !

3. L’assemblage.

J’ai donc ensuite fait trois versions :

  • Un daifuku mochi fourré à la pâte de cookie crue. Pour ce faire, commencez par préparer la pâte à cookie. Puis, façonnez des boules d’environ 20g, et réfrigérez-les 30 min minimum. Ensuite, préparez votre pâte à mochi, puis façonnez avec des daifuku en suivant pour les étapes de façonnage cette recette (clic). Dégustez dans la journée !
  • Un daifuku mochi fourré de pâte de cookie puis cuit au four. Suivez la recette ci-dessus, puis cuisez votre mochi 13 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Dégustez aussi dans la journée.
  • Un cookie fourré au mochi. Pour réaliser cette recette, commencez par faire la pâte à mochi. Une fois cuite, divisez la pâte en 2 morceaux. Puis réalisez la pâte à cookie, et formez des boules de 70g environ. Saisissez une boule de cookie, aplatissez-la et déposez au centre un morceau de mochi. Refermez le cookie par-dessus en pinçant, roulez en boule et déposez sur une plaque. Procédez de même les autres. Réfrigérez ces boules 30min au réfrigérateur, puis disposez de manière espacée sur des plaques et enfournez 13 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Dégustez idéalement tiède-froid, au plus tard le lendemain !

Vous me direz laquelle version vous tente le plus ?

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Sakura roll végétal avec option sans gluten

Oui, Cuisine en bandoulière reprend du service ! Je suis d’ici peu en congé maternité, et vous me connaissez (même si cela fait quelques années / rides / mochis, je n’ai pas tant changé que cela, vous verrez !), je ne vais pas pour autant m’arrêter de cuisiner. Au contraire même… Je suis bien curieuse aussi de savoir qui peut bien me lire encore : vous me laisserez un petit coucou en commentaire ?

Sakura fever

Pour cette première recette après des années lumières, je voulais vous proposer en ce mois d’avril et pleine floraison des cerisiers, une recette de sakura rolls, des brioches roulées à la manière des cinnamon rolls, toutes de rose vêtues. Mais comment donner un parfum sakura à vos pâtisseries ? Je pratique pour ma part 2 techniques et un petit astuce :

  •  La première est d’utiliser des feuilles de cerisier saumurées, comme nous le faisons avec le mochi Sakura Luna. On les trouve dans des épiceries japonaises, notamment Kioko et Nishikidori. Mais ce n’est pas très simple à trouver.
  • Deuxième option : utiliser un thé parfumé Sakura. C’est une technique qu’on utilise notamment en chocolaterie, en faisant infuser le thé dans la créé des ganaches par exemple. Nous l’utilisons aussi pour nos mochis, notamment celui au chocolat et jasmin de 2022. C’est aussi celle que j’ai utilisé pour ces rolls mais en remplaçant la crème par de l’huile de coco (du beurre conviendra aussi). J’ai infusé le thé « Sakuracha » de La Maison du Mochi dans de l’huile de coco, que j’ai ensuite mélangé à du sucre pour en garnir mes rolls.

Trois recettes pour le prix d’une !

Je vous propose ici une recette végétale, avec une option sans gluten et une option classique. Toutes ont été testées et approuvées.

1. Sakura roll vegan et sans gluten. Direction The Loopy Whisk : j’adore son approche « scientifique » de la cuisine et ses recettes très précises et vegan friendly. Le résultat est franchement délicieux, même si on arrive pas tout à fait à la hauteur du moelleux d’une recette classique, mais c’est déjà un exploit en soi. Vous trouverez sa recette sur son blog en cliquant sur ce lient « The Ultimate Gluten Free Vegan Cinnamon Rolls ». Les modifications que j’y ai apporté :
– J’a donc remplacé la garniture au cinnamon ainsi que le glaçage par ceux de la recette ci-dessous.
– J’ai aussi remplacé les 100g de lait concentré (blocage psychologique à acheter ce type d’ingrédient) par un mélange de 50g de lait de soja et 50g gramme de sucre.

2. Pour une version classique, je vous conseille la recette de Joy the baker « LEMON POPPY SEED BREAKFAST ROLLS », qui est celle sur laquelle j’ai travaillé pour proposer une version végétale. Franchement, je n’ai pas trouvé mieux en matière de recette de brioche jusqu’à présent. Il vous suffira juste de remplacer glaçage et garniture par les recettes en commentaire !

Je vous mets ici les ingrédients « francisés » de la brioche.
– La brioche : 580g farine de blé T65, 10g de levure boulangère, 240ml de lait, 70g sucre, 1 cuillère à café rase de sel, 110g beurre (que j’ai remplacé par de l’huile de coco), 3 oeufs.

3. Une recette végétale. Vous me connaissez, je ne suis pas vegan mais je m’intéresse beaucoup à la cuisine végétale. Pour des raisons écologiques mais aussi créatives : car le végétal reste encore une terre à explorer. Troisième raison : je trouve cela intéressant de diversifier son bol alimentaire, raison pour laquelle le sans gluten m’intéresse aussi beaucoup ! Question

Trève de présentation, je vous laisse avec la recette illustrée, comme le veut la tradition ! POur agrandir la recette, cliquez dessus !

 

 

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Fabriquer son miso maison

Le miso est un ingrédient magique, d’une incroyable palette aromatique, que l’on peut utiliser dans une multitude de plats. Personnellement, il a depuis longtemps quitté les plats japonais des grands soirs pour s’inviter dans ma cuisine quotidienne. Simple condiment posé sur un coin de l’assiette pour accompagner un riz et des légumes vapeur, ou intégré dans un plat mijoté ou encore une sauce, c’est un ingrédient protéiforme et vraiment très facile.

Son intéret : apporter du goût à n’importe quel plat, et booster ton système immunitaire, car il contient une foule de nutriments, micro-nutriments et bonnes bactéries qui feront le bonheur de ton système digestif. Pour en savoir davantage, n’hésitez pas à consulter mon livre écrit sur le sujet (lien sur le menu de droite ;).

Savoir le fabriquer maison a dès le départ été un fantasme et lorsqu’en déménageant en Touraine, j’ai fait la connaissance de Taga qui confectionne du miso bio et organise des ateliers non loin d’ici, j’ai accouru, en délicieuse compagnie (n’est-ce-pas 100% Végétal, Clea, Clémence et Camila).

Fabriquer du miso à la maison est simple. Il faut juste veiller à être d’une propreté irréprochable, pour ne laisser la place qu’aux bonnes bactéries issues du koji, et ne pas être trop pressé… car entre le moment où j’ai préparé ce miso, et celui où j’ai pu le goûter, il s’est écoulé 10 mois !!! A savoir, qu’en l’ouvrant, il est possible que vous trouviez comme moi des moisissures sur le dessus : vous n’imaginez pas la déception, après tant d’attente ! Mais Taka m’a rassurée : comme pour la confiture de mamie, il suffit de gratter ce qui est gâté, et de conserver le reste dans un récipient bien propre ! Et je peux vous dire qu’en dépit de ce petit incident, mes misos sont délicieux !

Oui, car j’en ai fabriqué de deux types : un traditionnel au soja, et l’autre aux mogettes. Cela me plaisait beaucoup de confectionner un miso local, à base des légumineuses les plus courantes ici. Bien m’en a fait : j’ai deux misos  délicieux et différents, celui au soja est de couleur caramel, plus salin & ciselé tandis que celui aux mogettes est de couleur plus claire, plus sucré & fruité. Le premier a la préférence de l’homme, le second la mienne !

Pour faire son miso maison, il suffit de 3 ingrédients :

des légumineuses : traditionnement du soja, mais ici j’ai fait le test avec des mogettes et cela donne un miso différent, plus doux que celui au soja, mais délicieux. Je n’ai qu’une envie : tester avec d’autres types de légumineuses !!

du koji : il s’agit du riz ensemencé avec le fameux champignon Aspergillus Oryzae, qui va « cuire » les ingrédients en les faisant fermenter. Le riz peut être remplacé par une autre céréale comme l’orge, très utilisé également au Japon pour des misos au goût et au grain souvent plus rustique. Mais là encore, j’ai entendu parler de misos au Sarrasin produit au Canada et je suis sûre qu’il est possible de tester avec d’autres céréales encore.

du sel : Taka préconise du gros sel de Guérande, et je ne dirais pas mieux ! Mais d’autres types devraient également convenir : le sel marin est probablement à privilégier car il est bien plus riche en goût et donnera un miso d’autant plus délicieux.

En terme de matériel, il vous faut :

– un presse purée,

– un large récipient muni d’un couvercle soigneusement lavé et nettoyé avec un peu de vinaigre d’alcool (moi j’ai utilisé un seau en plastique à usage alimentaire de ce type,

– une assiette suffisamment petite pour rentrer dans le récipient mais assez large pour recouvrir le plus de surface possible (peut-être remplacée par une autre surface plane de la bonne taille),

– un sac plastique alimentaire type congélation de la taille du récipient,

– un poids, type gros galet préalablement nettoyé.

Pour continuer la miso-exploration :

Miso, le découvrir et le cuisiner, aux Editions du Sud-Ouest : un livre issu de mon expérience de la cuisine quotidienne du miso, qui et vous livre des recettes pour l’apprivoiser de mille manières simples. Une longue introduction y détaille son histoire, sa composition, les différents types existant et sa (très large) palette aromatique.

Bio Sanga, fabricant de misos bios et de koji de riz, traiteur japonais, organise des ateliers de miso et autres en Touraine.

Yoromiso, autre fabricant de miso bios en France. Ils proposent sur leur boutique en ligne des kits miso et une recette vidéo fort utile pour voir les textures. Je leur ai repris l’idée du sac plastique et des boulettes de miso pour évacuer le maximum d’air. Je leur ai commandé du koji d’orge, je vous dirai ce que cela donne… d’ici un an !

Et voici la recette… Je te la livre dessinée ou écrite, à toi de voir ce que tu préfères !

Miso aux mogettes

Ingrédients :

– 1kg koji (riz ensemencé de l’ori

– 1kg mogettes (ou lingots blancs)

– 360g gros sel marin (j’ai ma préférence pour celui de Guérande)

Matériel :

 

 

  1. La veille, faire tremper les mogettes. Les verser dans une cocotte ou un faitout et recouvrir d’environ 3 fois leur volume d’eau. Réserver à température ambiante. Le lendemain, les cuire les mogettes, soit à la cocotte sous pression pendant 50min, soit dans de l’eau bouillante pendant 2 à 3h. La mogette est cuite lorsqu’elle s’écrase entre les doigts. Écraser les mogettes, à l’aide d’un presse purée (mais pas au mixeur car cela casserait trop les mogettes).

 

  1. Mélanger le Koji avec le sel dans un large récipient. Ajouter ensuite les mogettes écrasées et mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène.

 

  1. Disposer le sac plastique dans le récipient avec couvercle et y verser le mélange en veillant à évacuer toute poche d’air. Technique de Yoromiso : former des boules avec le mélange de la taille d’une balle de tennis. Mettre une couche de boules au fond et les écraser afin de ne pas laisser d’air. Faire un autre étage et tasser, recommencer, ainsi de suite.

 

  1. Bien lisser le dessus de la pâte, et saupoudrer d’une généreuse pincée de sel. Fermer le sac en chassant l’air. Déposer par-dessus une assiette et un ajouter un poids (une pierre lavée, une autre assiette…).

Stocker dans une pièce fraîche pendant 8 à 12 mois.

Une fois votre miso fermenté comme souhaité (on peut goûter régulièrement pour s’en assurer ;) vous pouvez le reconditionner dans des pots en verre pour consommation dans les 3 mois, ou bien sous vide et réfrigéré pour le conserver plus longtemps.

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Woks

 

En ce début de novembre, j’aimerais te parler d’une collection et plus spécifiquement d’un livre dont je suis à la fois l’auteur et la styliste : Wok en 7 minutes, publié tout récemment aux Editions Hachette. Cette collection vise de répondre aux mêmes attentes que Simplissime : proposer une cuisine simple, rapide et bonne.

Avec ce petit supplément d’âme qui me parle tout particulièrement : proposer aussi une cuisine graphique, qui plaît aussi à l’oeil et invite à se nourrir de beau au quotidien.

Le livre contient 30 recettes et chacune d’entres elles dispose d’une double page vue de haut : à droite la recette cuisinée, et à gauche, les ingrédients mis en scène manière tétris, avec l’ustensile qui sert à le cuisiner. C’est une page très appréciée, car elle permet une lecture immédiate des aliments dont on a besoin, tout en mettant en scène ceux-ci de manière esthétique, où les couleurs et les textures ressortent sur un fond uni.

En tant que styliste, j’ai beaucoup aimé manipuler ainsi avec les aliments et rechercher la « posture » qui leur convenait le mieux : les anneaux olympiques des oignons, les buissons de brocoli, le soleil du citron, les feuilles de menthe comme des marronniers miniature…

Quand à la thématique « wok » en particulier, j’ai adoré jouer avec cet ustensile pour proposer des recettes classiques issu du répertoire asiatique, remaniées avec des ingrédients simples à trouver. J’ai aussi travaillé au détournement du wok pour revisiter des recettes connues de nous en version express : comme la blanquette dont les aliments sont taillés et revenus de manière à raccourcir énormément le temps de cuisson.

Car c’est là toute la force du wok : la rapidité de cuisson. Avec ses larges parois, associé à une technique de découpe efficace, il permet de préparer en un tournemain de savoureux plats. Je recommande réellement ce livre pour la cuisine du quotidien : il deviendra une source d’inspiration pour cuisiner avec les ingrédients à bord.

Une amie qui ne jurait que par le thermomix me demandait comment je m’y prenais le soir après le boulot avec mes 2 petits matelots impatients : et bien je wok ! Je commence par lancer la cuisson de riz (15min de cuisson), de polenta (5min) ou encore de quinoa (11min). Puis je coupe vite fait bien fait 1 ou 2 légumes, je wok en les associant à quelques épices ou aromates, et le tour est joué : en tout et pour tout il me faut 15 minutes, cuisson comprise, pour cuisiner équilibré.

Certaines recettes sont végétariennes, d’autres sont carnées, mais pour toutes j’ai mis un point d’honneur à bien maîtriser les dosages pour préserver le porte-monnaie et la planète. Car c’est là une belle leçon que nous rappelle la cuisine asiatique : utiliser les ingrédients coûteux avec parcimonie, en les associant toujours à une base céréalière.

Vous trouverez le livre dans toutes les bonnes librairies ;) Et pour l’acheter en ligne c’est par ici :

 

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Soupe de potimarron & miso

Quoi de tel qu’une bonne soupe quand il se met à faire humide et gris dehors ? Personnellement, j’adore l’automne, ce serait même ma saison archi-préférée si elle ne conduisait pas à l’hiver : elle est juste ma saison préférée du coup ;)

En automne, le plaisir de cuisiner est accentué par le bonheur que l’on éprouve après l’été, de rentrer chez soi, et de se faire un petit nid bien douillet qui sent bon les bonnes choses. Rien de tel alors qu’une cuisinière qui ronronne et vapotte sous l’effet de quelques savoureuses préparations.

Cette soupe est réalisée en un tour de main et se résume à deux ingrédients : potimarron + miso. Une association devenue classique dans ma cuisine, que je revisite sous différentes versions (potimarron laqué au miso, riz sauté oeuf-potimarron-miso, mijoté de potimarron & poireaux sauce miso-coco…).

C’est de la cuisine minimaliste comme je l’aime : un minimum d’effort pour un maximum de résultat : car au final vous obtenez quelque chose d’extrêmement crémeux (merci potimarron) et de très savoureux, comme si on avait ajouté pleins d’ingrédients longuement mijotés. Cette richesse des saveurs est due au miso, qui est réalisé à base de fèves de soja et de riz fermentés, et s’il est bien réalisé.

Le choix du miso est donc d’importance : je te conseille de choisir un miso type aka de couleur caramel comme sur le dessin ci-dessous : trop clair, il s’effacera devant le potimarron, et trop foncé il donnera des accents de d’olive noir et de tapenade, qui ne sont pas recherchés dans cette recette. Il existe aussi des miso type campagne qui associent d’autres céréales comme l’orge, qui dans les mêmes teintes seront parfaits. Sanga en produit d’excellents en Touraine, et bios, on peut les commander en cliquant sur ce lien.

Et si la cuisine du miso t’intéresse, saches que j’ai écris tout un livre sur le sujet aux éditions du Sud-Ouest :

A savoir qu’il n’est pas nécessaire d’éplucher le potimarron : sa peau est très fine et se délite à la cuisson. En plus on y trouve plus de vitamines et elle donne une jolie teinte à la soupe, ce serait trop dommage de s’en passer ! Je te laisse maintenant avec la recette, bonne semaine à toi !

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