Cerfeuil tubéreux, sauce à l’orange

Cerfeuil tubéreux, recette délicieusement facile

Voilà une entrée de fête comme je les aime : à la fois élégante, authentique et qui fait la part belle au végétal. Si tu ne connais pas encore, le cerfeuil tubéreux, c’est un peu le foie gras des légumes : un goût à la fois fin et puissant, et une texture fondante. On le trouve de plus en plus souvent sur les étals de nos marchés, et c’est en ce moment sa pleine saison. Il fait partie de la famille des racines, et se place au niveau goût entre le panais et le céleri-rave, mais avec davantage de rondeur : avec son côté sucré, on le rapproche aussi souvent des châtaignes. Sa chair est jaune pâle, et sa peau fine permet de le déguster dans tel quel. En fait, je n’imagine même pas l’enlever : car alors sa chair délicate à vif, perdrait en saveur et en fondant.

cerfeuil tubereux legume racine
Dans cette recette, le cerfeuil tubéreux est d’abord cuit à l’eau, puis doré à la poêle. On le met alors de côté et on fabrique une petite sauce express en faisant revenir dans la même poêle des échalotes, puis en déglaçant avec du jus d’orange et du vin blanc. Techniquement, on ne peut pas véritablement parler de « glaçage », car les cerfeuils ne sont pas cuits tout du long dans un mélange d’eau, de beurre et de sucre. Je voulais en effet pouvoir dorer mes cerfeuils, et fabriquer une sauce à la texture sirupeuse, mais qui n’avait pas trop cuit et gardait une certaine fraîcheur pour contraster avec la rondeur du cerfeuil. L’autre avantage, c’est que cette sauce est très rapide à réaliser, et que l’on contrôle bien sa cuisson ainsi que celle du cerfeuil.

Avant de te livrer la recette, petite observation d’ordre graphique : tu auras probablement remarqué que le blog s’est refait une beauté, j’espère qu’il te plaît ainsi !

Voici la recette, ne l’oublie lorsque tu rencontras un cerfeuil tubéreux !

Recette de cerfeuil tubéreux

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Bûche vintage & végétale chocolat & marrons

buche chocolat marron

Je suis pleine d’admiration pour ces élégantes bûches toutes lisses, fourrées de couches aux textures variées que l’on trouve chez les grands pâtissiers. Ces versions revisitées de notre traditionnelle bûche-roulée-très-kitsch sont souvent non seulement plus belles, mais meilleures aussi. Pas difficile quand on y pense, car la bûche roulée laisse souvent à désirer, tant visuellement, qu’au niveau goût, avec son biscuit caoutchouteux et sa crème au beurre, ô combien écoeurante.

Oui mais. Pour moi, la bûche roulée c’est la magie de Noël. Quand, au plus profond de la nuit d’hiver, on décore sa maison de plein de lumières et de jolies choses brillantes. Quand on recouvre sol et meubles d’épais tapis & de couvertures, et que l’on s’installe au coin du feu entre gens qui s’aiment pour se raconter de belles histoires.

buche vegan chocolat marronAlors, ce n’est pas d’une bûche design, dont j’ai envie. Mais d’une bûche ancestrale, avec son biscuit roulé qui imite les anneaux du bois et son écorce de crème. D’une bûche merveilleuse qui me fasse entrer dans ce monde où les maisons sont en pain d’épice et les haricots magiques. Une bûche en trompe l’oeil pour jouer à la fée. Et voir les bouches gourmandes s’ouvrirent d’admiration « tu as vu, c’est comme une vraie de vraie bûche ! ».

Voilà ce dont j’avais spécialement envie cette année. Mais je ne voulais pas pour autant revenir au duo traditionnel génoise+crème au beurre. Quitte à faire dans le trompe l’oeil, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout en confectionnant une bûche 100% végétale ?

buche-biscuit-animation

En voilà une belle idée. Mais pas forcément facile à réaliser : il m’en aura fallu des essais, avant d’arriver à cette recette de biscuit à rouler pour bûche ! J’en suis particulièrement contente, car je trouve sa texture plus tendre que la traditionnelle génoise, et j’aime sa couleur toute blanche, due à l’absence d’oeuf. Attention, elle est plus tendre et aussi plus fragile et peut se fendiller : mais on s’en fiche pas mal, étant donné qu’on recouvre le tout d’une belle ganache…

buche chocolat

La recette de la ganache a été beaucoup plus facile à trouver, car j’avais déjà de bonne bases : je suis partie de cette bûche chocolat, noisette et dattes de 2013. J’ai remplacé le tofu par du dessert chocolat au soja (tu sais, ces petites crèmes dessert proposées aux rayon frais à côté des crèmes desserts), et j’ai ajouté de la confiture de marron. Quelle différence avec la crème de marron ? Cette dernière est juste une version plus sèche et plus longuement cuite que la première : personnellement je préfère la confiture qui a plus de goût de châtaigne, mais si tu n’en trouve pas tu peux opter pour la crème, ta ganache aura juste moins goût de marron ! Attention avant de faire la ganache avec le chocolat fondu, d’avoir bien les autres ingrédients à température ambiante, et non tout juste sortis du frigo car alors le mélange ne se ferait pas bien. Pour appliquer la ganache sur le biscuit roulé, j’ai utilisé une douille spéciale, illustrée ci-dessus, mais tu peux aussi l’appliquer plus simplement avec une spatule ou un couteau à lame lisse.

Voici la recette, à réaliser la veille pour le lendemain histoire d’être le jour J près du feu pour écouter les belles histoires !

buche vegan recette

 

 

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Biscuit roulé végétal pour bûche avec option sans gluten

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Pour un peu, j’aurais publié un billet sur « comment j’ai raté ma bûche« . Cela faisait bien 8 fois que je recommençais ma génoise végétale, sans arriver à rien. J’étais vraiment à deux doigts de tout laisser tomber et de partager avec toi mes déboires. Car c’est ça aussi parfois la cuisine, et surtout la pâtisserie : de bons gros ratés bien frustrants, vous laissant toute pleine de sucre et de farine, avec rien à se mettre dans l’assiette.

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A ce sujet, il faut que je te fasse une confidence : les bûches, j’ai commencé à les fabriquer très tôt, et au début c’était franchement pas terrible. Comme cette fois où les blanc d’oeufs se sont solidifiés, formant plein de petits grumeaux durs dans ma crème au beurre. Je me souviens encore de mon grand-père – dont le palais avait gardé le souvenir de la Seconde Guerre Mondiale passée dans une cellule à manger de la bouillie – me dire d’une voix mal assurée « elle est délicieuse ta bûche Mathilda ». D’année en année, ma bûche ratée était devenue une tradition. Mais têtue comme j’étais, chaque année je retentais ma chance. Les échecs ont été de moins en moins évidents, et peu à peu, ma génoise est devenue plus souple, ma crème plus onctueuse. Jusqu’à l’année où j’ai tout envoyé valdinguer en me lançant dans la bûche végétale : souviens-toi c’était il y a deux ans, avec cette bûche noisette, dattes & chocolat.

Cette année, je me suis mis un défi supplémentaire : j’allais réaliser une bûche roulée version végétale. Comme je t’en parle ici, je ne suis pas végane ni même végétarienne. Mais j’aime la cuisine végétale car elle offre un terrain de jeu immense, encore très inexploré, et permet aussi de diversifier son alimentation, ce qui n’est pas plus mal pour sa santé et aussi pour la planète.

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Comme tu le sais probablement, le principe du biscuit roulé est le blanc d’oeuf monté en neige : il apporte une texture mousseuse, tout en garantissant au biscuit un bon maintien et une épaisseur bien homogène. Comment donc le remplacer ? Par du jus de légumineuse pardi ! Probablement as-tu déjà entendu parler du jus de pois chiches, directement prélevé de la boîte de conserve, et que l’on fouette pour l’utiliser dans des recettes de mousse au chocolat ou même de meringue. Eh bien ça marche aussi avec d’autre jus de légumineuse, comme celui des haricots blancs. C’est carrément époustouflant quand on se met à le fouetter : le jus se met à mousser puis à faire une belle neige bien compacte, un vrai tour de magie ! Autre grand avantage : il apporte du moelleux à la génoise, quand je trouve la version originale un peu trop étouffe-chrétien.

Pour arriver à cette recette, j’ai fait plein de tests avec différents dosages, et différents types de farines et fécules. La farine seule manquait de cohésion, la fécule de maïs était toujours trop cassante. Avec la farine de riz c’était pas mal, mais encore un peu trop fragile (à retenir tout de même pour une version sans gluten). Et puis j’ai trouvé la bonne combinaison : de la farine de blé T65 et de la fécule d’arrow root, que je connaissais déjà bien pour l’utiliser fréquemment pour fabriquer des mochis en remplacement du shiratamako. Le résultat est bon au goût, meilleur en texture que l’original, et raisonnablement solide. Attention toutefois au moment du roulage car cette génoise végétale reste plus fragile : comme tu le vois sur la photo, elle se fendille par endroits et n’est donc pas à utiliser pour un gâteau roulé sans couverture. Mais si on a la bonne technique de roulage, tout va bien : je te conseille dans la recette d’utiliser le papier sulfurisé à la manière de la natte de bambou des makis, il te permettra d’enrouler le biscuit tout en douceur !

Voici la recette du biscuit, très bientôt je te donnerai une recette pour monter avec ce biscuit une jolie bûche ! Pour une version sans gluten, optez pour 90g de farine de riz blanc et 65g de fécule d’arrow-root.

buche-biscuit_recette

 

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Tourte au potimarron, châtaigne et pomme

tourte végétale

La tourte fait partie de mes top dix recettes fantasmes. Je l’aime rustique, surtout sans feuilletage, avec une bonne pâte brisée à la farine complète et si possible de seigle, sans ajout d’oeuf pour faire briller. Sa garniture doit être généreuse, avec de la couleur et différentes couches.

Ingrédients d'une tourte végétale

Je choisis des légumes d’hiver, potimarron, châtaignes qui apportent leur texture dense et leurs parfums chaleureux. J’y ajoute de la pomme pour arrondir les angles, hydrater la tourte et titiller le palais d’une petite touche acidulée-sucrée. Je coupe tout ça en fines tranches, à la manière d’un gratin dauphinois et je mélange en ajoutant un peu d’huile, d’ail, de sel et de poivre.

La tourte n'est rien sans la sauce

Mais surtout, surtout, j’accompagne ma tourte d’une sauce. Sans sauce, la tourte n’est rien. Rien qu’un gros truc étouffe-chrétien. Cette sauce, je la confectionne façon grand-veneur, en version express et sans matière grasse : eh oui c’est possible et pratiqué depuis belle lurette chez les gourmets d’Asie. Du vin rouge, une pointe de vinaigre, de la sauce soja et de la fécule pour épaissir en un tour de main. Et puis de la confiture : groseilles & cranberries accentuent la jolie couleur rouge, mais avec de la confiture d’abricot, c’est très bon aussi.

Recette de tourte végétale

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Un gâteau pour Lamia

layer cake au chocolat de Lamia

Comment réagir face à la mort ? Comment combiner le deuil et le quotidien ? Se lever, s’habiller, s’alimenter, tout devient soudain si futile et vide de sens.

Je n’ai personnellement pas perdu de proche le 13 novembre dernier. Mais Marina, une de mes très bonnes amies, a perdu son amie de toujours, Lamia. Ce soir-là, lorsque j’ai appris ce qu’il se passait à Paris et surtout rue de Charonne, son quartier, c’est pour Marina que je me suis inquiétée. Je lui ai envoyé un texto auquel elle m’a immédiatement répondu « je vais bien mais je m’inquiète pour Lamia, son téléphone ne répond pas ». Je lui ai écrit qu’il s’agissait certainement d’un problème de batterie, et qu’en toutes probabilités Lamia allait bien. Mais lorsque le lendemain, Marina m’a appelé pour m’annoncer sa mort, j’ai été totalement désarçonnée. Pendant que mes lèvres répétaient des banalités « c’est horrible, pauvre Lamia, quelle horreur« , je pensais « aucune parole, aucun geste ne peut être à la hauteur de sa peine, je ne peux rien pour elle ».

lamia-gateau-chocolatgâteau au chocolat et pistache

Nous avons raccroché, et là, les quelques images que j’avais de Lamia, sont venues tourner dans ma tête : sa jolie silhouette toute longue toute fine, ses yeux si expressifs, son contact simple et direct. Et soudain, j’ai eu un haut-le-coeur en l’imaginant victime de Daesh : c’était absurde, insensé, ridicule. Je me suis sentie totalement impuissante face à la douleur que devait ressentir Marina, ses parents, ses frères. En guise de consolation, je ne pouvais proposer que mes paroles maladroites, mon désarroi, « mais comment peut-on faire une chose pareille ?!? ».

Puis je me suis dit que ce n’était pas à moi de dire si je pouvais aider ou pas. L’important c’était de montrer à mon amie que j’étais là, et tan pis si j’étais gauche. J’ai alors rappelé Marina, juste pour lui dire « Marina, j’ai envie de vomir en pensant à la mort de Lamia, je n’ose pas imaginer l’état dans lequel tu es ». C’était une consolation toute bancale et rabougrie, mais c’était déjà mieux que rien.

lamia-mondeguer

Les jours qui suivirent, je n’ai cessé de penser à ce que je pouvais faire. Et puis mercredi, les proches de Lamia ont été reconnaître son corps à l’institut médico-légal. Rien qu’à y penser, j’avais un trou dans le ventre. Je pensais à aussi à toutes les autres familles dans le même cas. Et comme je n’arrivais pas à faire autre chose, je me suis mise à cuisiner le gâteau qu’aurait aimé Lamia. Je savais que dans de nombreuses cultures, la cuisine est indissociable du deuil. Les enterrements sont souvent l’occasion de grands festins, de banquets. Je me souvenais de l’enterrement de ma grand-mère, où nous avons ainsi passé la journée à cuisiner, boire, manger, et se remémorer des souvenirs. C’était comme si cuisiner permettait de réinsuffler de la vie dans le vide, d’arrondir les angles, de reconnecter en sourdine avec la douceur de vivre.

gâteau pour faire le deuil

En confectionnant le gâteau de Lamia, j’ai découvert une nouvelle facette du deuil en cuisine : en cuisinant pour la personne décédée, on la rend présente d’une certaine manière. Qui sait ce qu’il se passe après la mort ? Moi, j’aime à penser qu’attirée par les bonnes odeurs, Lamia est venue me rendre visite et a ri de plaisir quand elle a vu le chocolat couler sur gâteau.

Le gâteau de Lamia est on pourrait dire un « nude layer cake« , un fondant au chocolat à étages, où on fait tout simplement couler la ganache chocolatée entre les couches de gâteau et par-dessus le tout : c’est moins fastidieux que de l’appliquer à la spatule, et plus gourmand aussi, avec cette jupe de ganache qui vient encercler le gâteau. Le tout est parsemé de quelques pistaches torréfiées.

A ceux qui veulent continuer la réflexion autour du 13 novembre, voici aussi quelques liens pertinents :
Lamia Mondeguer, un article de Libération
une vidéo qui explique comment aider ceux qui souffrent, et explique la différence en l’empathie et la sympathie (c’est Marina elle-même qui m’a donné le lien tant elle la trouvait vraie rapportée à son vécu)
Moi je n’irai pas qu’en terrasse, un article plein d’intelligence de Sarah Roubato, qui réfléchit et tente d’apporter des solutions concrètes aux attentats. Petit échantillon : « Les journalistes ont montré que les attentats ont éveillé des vocations de policiers chez beaucoup de jeunes. Tant mieux. Mais où sont les vocations d’éducateurs, d’enseignants, d’intervenants sociaux, de ceux qui empêchent de planter la graine djihadiste dans le terreau fertile qu’est la France ? »

Et enfin, voici la recette, à préparer et déguster en pensant à la belle, douce, pétillante & espiègle personne qu’était Lamia !

gateau-lamia-recette

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Gâteau marbré aux céréales complètes

gateau marbré aux céréales complètes

Le gâteau marbré, constitue probablement dans la conscience collective française l’un des gâteaux les plus régressifs qui soit. Pour preuve, moi qui n’ai jamais grandi avec de gâteau marbré dans la cuisine familiale, j’en confectionne aujourd’hui avec un délicieux sentiment de réconfort. Comme si je renouais avec des générations de mains pâtissières aimantes. Et lorsque se répand dans ma maison la tiède odeur de chocolat et de céréales grillées, j’ai le moral qui monte en flèche, comme après un gros câlin.

Quand on a une famille à nourrir, ce sentiment est encore décuplé. Cuisiner le gâteau marbré devient du réconfort au carré : on se cajole soi-même et on cajole les siens. D’autant que l’on sait que son gâteau est bon dans tous les sens du terme : avec des céréales complètes et variées, pas trop d’oeufs, des matières grasses bien maîtrisées, et une texture moelleuse à souhait.

J’ai été très inspirée du merveilleux livre de Kim Boyce intitulé Les Douzes Farines, traduit par les Editions La Plage et introduit par Clea (voir lien en fin d’article). L’auteur, qui a travaillé comme pâtissière dans des palaces avant de se reconvertir aux farines complètes, y explore douze farines, en décrivant leur qualités et leur arômes : c’est un livre-boussole pour savoir comment choisir parmi toutes ces farines qui sont à notre disposition. On y  trouve notamment la farine d’avoine, que je trouve tout particulièrement divine en pâtisseries, apportant moelleux et sa saveur si douce et robuste à la fois (encore merci à Marie Chioca pour me l’avoir fait découvrir).

Il n’existe pas dans le livre de gâteau marbré, mais j’ai repris l’idée de la compote de pomme que l’auteur utilise dans ses muffins aux épices. Une technique très pratiquée par les végétaliens pour remplacer les oeufs. Ici je ne m’en prive pas, mais la compote me permet d’en réduire le nombre ainsi que la matière grasse, tout en conservant une mie bien moelleuse. Au sujet de la matière grasse, j’aime utiliser un mélange de beurre et d’huile d’olive, qui permet de diversifier et aussi de rendre le beurre plus résistant à la chaleur : le gâteau sera ainsi beaucoup plus digeste qu’avec du beurre pur. Enfin, je te conseille surtout en matière de farines complètes, de choisir du bio, sinon tu te retrouveras avec un gâteau marbré aux pesticides, ce qui n’est probablement pas l’objectif premier ¨v¨.

Voici la recette !

gateau marbre recette et technique

Et pour le livre de Kim Boyce :

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Hachis parmentier au miso & courge

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Nous en sommes au tout début novembre et tu ne peux déjà plus voir les courges en peinture ? A table, tout le monde prend un air blasé devant les plat orangés ? Voici une recette qui te permettra de refourguer un dernier bout de courge en toute impunité. Et en plus, c’est super bon !

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L’idée de ce hachis est de cuisiner la courge comme une farce. A peu près toutes les variétés peuvent être utilisées, mais je te recommande tout particulièrement le potimarron (qu’il n’est pas utile d’éplucher) et la courge butternut (qu’il faut éplucher) dont les chairs se tiennent bien et possèdent un petit goût de châtaigne pour l’un, et de noisette pour l’autre. On mixe grossièrement le morceau de courge avec des pois chiches, du miso, de l’huile d’olive et de l’ail, on fait rôtir et on recouvre d’une bonne purée maison avant de passer au grill. Ni vu ni connu. Courge incognito. Jouons à nouveau.

miso-aka

Le miso rouge ou aka miso apporte ici une teinte sombre et un goût musqué, plein de complexité. Petit rappel pour ceux qui ne sont pas habitués à le cuisiner : il s’agit d’une pâte fermentée à base de fèves de soja, qui est beaucoup utilisé au Japon pour donner du goût aux plats, comme la fameuse soupe miso. On en trouve de multiples sortes ayant notamment attrait à sa composition : 100% soja, soja & orge, soja & riz… Pour les départager, le plus simple est de se fier à sa couleur qui va du jaune pale (shiro miso) au brun foncé (aka miso) : or plus il est foncé, plus son goût sera fort. Ci-dessus, c’est un miso très foncé bio qui est fabriqué en France par la marque Danival : du très beau travail pour un produit de première qualité. Leur miso est devenu un incontournable de mon frigo, à côté de la moutarde et des citrons confits. Pour en savoir plus sur le miso, tu peux aussi lire ce billet qui lui est consacré.

Et voici la recette, à accompagner d’une salade de chou frisé cru : on ne le sait pas assez mais il est délicieux ainsi !

hachis parmentier recette

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Champi-burger aux shiitakés et miso

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Il y a quelques jours, j’ai été dîner aux Gueules Noires à Vouvray tout près de Tours. Un restaurant troglodyte, niché dans la roche, au milieu des vignes de la Vallée Coquette. C’est un paradis pour gourmets à plus d’un titre avec sa salle creusée dans la roche, dotée d’une vaste cheminée où crépite un feu tout au long du dîner. Ses produits de saison, d’une fraîcheur irréprochable, soigneusement choisis et cuisinés avec délicatesse et franchise. Tiens, avec de la musique ce sera encore mieux.

Ce soir-là, le chef avait mis le paquet sur les champignons et notre dîner s’est transformé en un défilé de ces délicieux chapeautés. Cèpes, girolles, mousserons, lactaires, shiitakes ; crus, grillés, pochés, saisis… Je n’avais jamais dégusté autant de champignons préparés d’aussi différentes manières de ma vie ! La lumière dansante des flammes, les murs bruts de pierre, les plats enchanteurs et le service à la fois chaleureux et précis de Catherine ont contribué à rendre le moment véritablement magique, nous donnant soudain l’impression d’être entrés chez quelques elfes des bois… Féérique. Si donc vous passez dans le coin, je ne saurais trop vous recommander cette table généreuse, exigeante et enracinée.

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Cet automne signe aussi pour moi le début d’une grande histoire d’amour avec les shiitakés français. Ces champignons dont je me délectais au Japon, sont aujourd’hui cultivés en France, notamment en Touraine, et de la plus belle des manières comme chez Sophie Crépin à Loches. Pour un champignon de culture, son parfum et sa texture n’a pas d’égal : je le cuisine allègrement à toutes les sauces et je ne suis jamais déçue. Associé au miso, et à des légumineuse comme les pois-chiches, il donne un burger végétal un parfum puissant, quasi musqué : parfait dégusté avec un bon bun aux graines, des lamelles de shiitakés crus et du ketchup maison. A moins que vous ne préfériez en faire des boulettes à déguster à l’apéro…

champi-burger-recette

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Jeu concours : 3 exemplaires de Mochi Mochis

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Pour fêter la publication de Mochi Mochis, je te propose un petit jeu concours pour gagner trois exemplaires du livre. Il suffit de suivre mon compte Instagram et/ou Facebook, et de commenter sous la photo du concours en taguant 3 de tes amis pour les inviter à jouer !

concours mochis mathilda2

PS : Les 3 gagnants seront tirés au sort, la fin du concours aura lieu le jeudi 22 octobre à minuit. Etant donné le côté très *confidentiel* du blog, tes chances de gagner un concours n’ont jamais été aussi fortes :))

PS2 : Tiens, on parle de Cuisine en bandoulière chez Figaro Madame « La haute pâtisserie s’affole pour l’Asie« 

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Mochi mochis, mon livre sur cette pâtisserie japonaise

mochi-mochi-mathilda

Il y a quelques mois, j’ai travaillé à un projet tout doux et moelleux… Et voilà qu’aujourd’hui, le grand jour est arrivé : mon livre sur les mochis, et autres douceurs japonaises, atterrit dans les librairies !

Oui, une aventure incroyable, sensationnelle et tellement inattendue, qui n’aurait pas été possible sans mes bonnes fées des Editions La Martinière. Quel culot de faire confiance à une petite blogueuse comme moi  ! Aujourd’hui encore je suis perplexe : avouez que pour traiter d’un sujet aussi pointu que la pâtisserie japonaise, et plus spécifiquement du mochi et du nerikiri, il y avait bien d’autres plus calés et talentueux que moi.

moshi-illu-mathida

Mais peut-être est-ce l’approche « en bandoulière » que je développe depuis voilà 4 années sur ce blog qui les a séduites ? Pour une cuisine itinérante qui ne se bloque pas sur des ingrédients fixes, fait feu de tout aliment, et s’adapte au local. Ainsi Moshi Mochi (vous remarquerez le suprême jeu de mot, « moshi-moshi » signifiant allô en japonais, et mochi, la pâtisserie ¨v¨) propose des recettes traditionnelles, comme le fameux sakura mochis ou les mitarashi dangos, et d’autres couleur  plus locale, comme des dangos au caramel beurre salé, les ichigo daifukus tarte à la fraise, ou encore des mochis glacés façon profiteroles au chocolat

Et pour que tout soit bien clair, chaque recette est illustrée avec des petits dessins pour te détailler les coups de mains, étapes et formes spécifiques :

feuilles-cerisier

Mais parlons terminologie, l’univers des mochis et plus largement du wagashi n’étant peut-être pas totalement limpide pour toi : le mochi est cette préparation à base de riz gluant, dégusté notamment sur le mode sucré. Le livre décline les différentes formes de cette catégorie : gyuhi, dangos, daifukus. Il aborde aussi les nerikiris, qui ne sont pas à strictement parler des mochis, mais qui sont à base également de farine de riz gluant, raison de leur invitation. Ca commence à devenir un peu trop compliqué ? Comme les dessins parlent souvent mieux que les mots, je te restitue une des illustrations que j’ai créées pour le livre :

mochi-familles

Voilà, j’espère que ce livre te plaira, et que tu auras autant de bonheur à le parcourir que j’ai eu à l’écrire. Tu devrais le trouver aux rayons délicieux des grandes librairies, et aussi en ligne, notamment ici :

 

En tout cas un immense merci, car c’est avant tout à toi, lecteur, lectrice, que je dois la chance inespérée de l’avoir fait !

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