Gâteau marbré aux céréales complètes

gateau marbré aux céréales complètes

Le gâteau marbré, constitue probablement dans la conscience collective française l’un des gâteaux les plus régressifs qui soit. Pour preuve, moi qui n’ai jamais grandi avec de gâteau marbré dans la cuisine familiale, j’en confectionne aujourd’hui avec un délicieux sentiment de réconfort. Comme si je renouais avec des générations de mains pâtissières aimantes. Et lorsque se répand dans ma maison la tiède odeur de chocolat et de céréales grillées, j’ai le moral qui monte en flèche, comme après un gros câlin.

Quand on a une famille à nourrir, ce sentiment est encore décuplé. Cuisiner le gâteau marbré devient du réconfort au carré : on se cajole soi-même et on cajole les siens. D’autant que l’on sait que son gâteau est bon dans tous les sens du terme : avec des céréales complètes et variées, pas trop d’oeufs, des matières grasses bien maîtrisées, et une texture moelleuse à souhait.

J’ai été très inspirée du merveilleux livre de Kim Boyce intitulé Les Douzes Farines, traduit par les Editions La Plage et introduit par Clea (voir lien en fin d’article). L’auteur, qui a travaillé comme pâtissière dans des palaces avant de se reconvertir aux farines complètes, y explore douze farines, en décrivant leur qualités et leur arômes : c’est un livre-boussole pour savoir comment choisir parmi toutes ces farines qui sont à notre disposition. On y  trouve notamment la farine d’avoine, que je trouve tout particulièrement divine en pâtisseries, apportant moelleux et sa saveur si douce et robuste à la fois (encore merci à Marie Chioca pour me l’avoir fait découvrir).

Il n’existe pas dans le livre de gâteau marbré, mais j’ai repris l’idée de la compote de pomme que l’auteur utilise dans ses muffins aux épices. Une technique très pratiquée par les végétaliens pour remplacer les oeufs. Ici je ne m’en prive pas, mais la compote me permet d’en réduire le nombre ainsi que la matière grasse, tout en conservant une mie bien moelleuse. Au sujet de la matière grasse, j’aime utiliser un mélange de beurre et d’huile d’olive, qui permet de diversifier et aussi de rendre le beurre plus résistant à la chaleur : le gâteau sera ainsi beaucoup plus digeste qu’avec du beurre pur. Enfin, je te conseille surtout en matière de farines complètes, de choisir du bio, sinon tu te retrouveras avec un gâteau marbré aux pesticides, ce qui n’est probablement pas l’objectif premier ¨v¨.

Voici la recette !

gateau marbre recette et technique

Et pour le livre de Kim Boyce :

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Hachis parmentier au miso & courge

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Nous en sommes au tout début novembre et tu ne peux déjà plus voir les courges en peinture ? A table, tout le monde prend un air blasé devant les plat orangés ? Voici une recette qui te permettra de refourguer un dernier bout de courge en toute impunité. Et en plus, c’est super bon !

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L’idée de ce hachis est de cuisiner la courge comme une farce. A peu près toutes les variétés peuvent être utilisées, mais je te recommande tout particulièrement le potimarron (qu’il n’est pas utile d’éplucher) et la courge butternut (qu’il faut éplucher) dont les chairs se tiennent bien et possèdent un petit goût de châtaigne pour l’un, et de noisette pour l’autre. On mixe grossièrement le morceau de courge avec des pois chiches, du miso, de l’huile d’olive et de l’ail, on fait rôtir et on recouvre d’une bonne purée maison avant de passer au grill. Ni vu ni connu. Courge incognito. Jouons à nouveau.

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Le miso rouge ou aka miso apporte ici une teinte sombre et un goût musqué, plein de complexité. Petit rappel pour ceux qui ne sont pas habitués à le cuisiner : il s’agit d’une pâte fermentée à base de fèves de soja, qui est beaucoup utilisé au Japon pour donner du goût aux plats, comme la fameuse soupe miso. On en trouve de multiples sortes ayant notamment attrait à sa composition : 100% soja, soja & orge, soja & riz… Pour les départager, le plus simple est de se fier à sa couleur qui va du jaune pale (shiro miso) au brun foncé (aka miso) : or plus il est foncé, plus son goût sera fort. Ci-dessus, c’est un miso très foncé bio qui est fabriqué en France par la marque Danival : du très beau travail pour un produit de première qualité. Leur miso est devenu un incontournable de mon frigo, à côté de la moutarde et des citrons confits. Pour en savoir plus sur le miso, tu peux aussi lire ce billet qui lui est consacré.

Et voici la recette, à accompagner d’une salade de chou frisé cru : on ne le sait pas assez mais il est délicieux ainsi !

hachis parmentier recette

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Champi-burger aux shiitakés et miso

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Il y a quelques jours, j’ai été dîner aux Gueules Noires à Vouvray tout près de Tours. Un restaurant troglodyte, niché dans la roche, au milieu des vignes de la Vallée Coquette. C’est un paradis pour gourmets à plus d’un titre avec sa salle creusée dans la roche, dotée d’une vaste cheminée où crépite un feu tout au long du dîner. Ses produits de saison, d’une fraîcheur irréprochable, soigneusement choisis et cuisinés avec délicatesse et franchise. Tiens, avec de la musique ce sera encore mieux.

Ce soir-là, le chef avait mis le paquet sur les champignons et notre dîner s’est transformé en un défilé de ces délicieux chapeautés. Cèpes, girolles, mousserons, lactaires, shiitakes ; crus, grillés, pochés, saisis… Je n’avais jamais dégusté autant de champignons préparés d’aussi différentes manières de ma vie ! La lumière dansante des flammes, les murs bruts de pierre, les plats enchanteurs et le service à la fois chaleureux et précis de Catherine ont contribué à rendre le moment véritablement magique, nous donnant soudain l’impression d’être entrés chez quelques elfes des bois… Féérique. Si donc vous passez dans le coin, je ne saurais trop vous recommander cette table généreuse, exigeante et enracinée.

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Cet automne signe aussi pour moi le début d’une grande histoire d’amour avec les shiitakés français. Ces champignons dont je me délectais au Japon, sont aujourd’hui cultivés en France, notamment en Touraine, et de la plus belle des manières comme chez Sophie Crépin à Loches. Pour un champignon de culture, son parfum et sa texture n’a pas d’égal : je le cuisine allègrement à toutes les sauces et je ne suis jamais déçue. Associé au miso, et à des légumineuse comme les pois-chiches, il donne un burger végétal un parfum puissant, quasi musqué : parfait dégusté avec un bon bun aux graines, des lamelles de shiitakés crus et du ketchup maison. A moins que vous ne préfériez en faire des boulettes à déguster à l’apéro…

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Jeu concours : 3 exemplaires de Mochi Mochis

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Pour fêter la publication de Mochi Mochis, je te propose un petit jeu concours pour gagner trois exemplaires du livre. Il suffit de suivre mon compte Instagram et/ou Facebook, et de commenter sous la photo du concours en taguant 3 de tes amis pour les inviter à jouer !

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PS : Les 3 gagnants seront tirés au sort, la fin du concours aura lieu le jeudi 22 octobre à minuit. Etant donné le côté très *confidentiel* du blog, tes chances de gagner un concours n’ont jamais été aussi fortes :))

PS2 : Tiens, on parle de Cuisine en bandoulière chez Figaro Madame « La haute pâtisserie s’affole pour l’Asie« 

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Mochi mochis, mon livre sur cette pâtisserie japonaise

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Il y a quelques mois, j’ai travaillé à un projet tout doux et moelleux… Et voilà qu’aujourd’hui, le grand jour est arrivé : mon livre sur les mochis, et autres douceurs japonaises, atterrit dans les librairies !

Oui, une aventure incroyable, sensationnelle et tellement inattendue, qui n’aurait pas été possible sans mes bonnes fées des Editions La Martinière. Quel culot de faire confiance à une petite blogueuse comme moi  ! Aujourd’hui encore je suis perplexe : avouez que pour traiter d’un sujet aussi pointu que la pâtisserie japonaise, et plus spécifiquement du mochi et du nerikiri, il y avait bien d’autres plus calés et talentueux que moi.

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Mais peut-être est-ce l’approche « en bandoulière » que je développe depuis voilà 4 années sur ce blog qui les a séduites ? Pour une cuisine itinérante qui ne se bloque pas sur des ingrédients fixes, fait feu de tout aliment, et s’adapte au local. Ainsi Moshi Mochi (vous remarquerez le suprême jeu de mot, « moshi-moshi » signifiant allô en japonais, et mochi, la pâtisserie ¨v¨) propose des recettes traditionnelles, comme le fameux sakura mochis ou les mitarashi dangos, et d’autres couleur  plus locale, comme des dangos au caramel beurre salé, les ichigo daifukus tarte à la fraise, ou encore des mochis glacés façon profiteroles au chocolat

Et pour que tout soit bien clair, chaque recette est illustrée avec des petits dessins pour te détailler les coups de mains, étapes et formes spécifiques :

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Mais parlons terminologie, l’univers des mochis et plus largement du wagashi n’étant peut-être pas totalement limpide pour toi : le mochi est cette préparation à base de riz gluant, dégusté notamment sur le mode sucré. Le livre décline les différentes formes de cette catégorie : gyuhi, dangos, daifukus. Il aborde aussi les nerikiris, qui ne sont pas à strictement parler des mochis, mais qui sont à base également de farine de riz gluant, raison de leur invitation. Ca commence à devenir un peu trop compliqué ? Comme les dessins parlent souvent mieux que les mots, je te restitue une des illustrations que j’ai créées pour le livre :

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Voilà, j’espère que ce livre te plaira, et que tu auras autant de bonheur à le parcourir que j’ai eu à l’écrire. Tu devrais le trouver aux rayons délicieux des grandes librairies, et aussi en ligne, notamment ici :

 

En tout cas un immense merci, car c’est avant tout à toi, lecteur, lectrice, que je dois la chance inespérée de l’avoir fait !

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Muffins au potimarron râpé et crumble de châtaigne

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Ca y est, nous sommes en octobre, la saison des courges bat son plein – enfin dans mon élément – et je fabrique des muffins. C’est fou comme les recettes au-delà même des ingrédients sont saisonnières chez moi : et les muffins, pour moi c’est l’automne, la rentrée, les feuilles qui tombent et tout. Parce qu’ils sont tout dorés, et aussi parce qu’il sont faciles à emporter dans son sac pour un petit-déjeuner sur le pouce, à cette période où précisément l’on travaille plein pot.

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Le potimarron en dessert n’est plus un scoop mais un délice établi. Moi c’est intégré dans un gâteau, cake ou muffins que je le préfère. Il apporte son bon petit goût bien à lui, entre la pomme, la carotte et la châtaigne et aussi du moelleux, ce qui permet par la même occasion d’y aller piano sur la matière grasse. Sous la forme râpée, à la manière du carrot cake, l’intégrer est un jeu d’enfant. Ah oui et cette recette est sans oeufs, toute végétale : les muffins s’en passent parfaitement, et n’en ont besoin n’y pour être bien dorés (encore merci potimarron), ni pour être bien gonflés !

Pour agrandir la recette, clique dessus.

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Teacup chocolate cake

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Je te vois d’ici hausser les sourcils : quoi, elle aussi elle s’y met à cette mode de la malbouffe micro-ondée ?!?

C’est aussi ce que me fredonne mon petit diable intérieur qui trouve que vraiment, ce n’est pas très slow comme recette. Et puis ça n’a même pas d’ingrédient mystère !

Oui, mais je ne sais pas toi, mais en ce moment, j’ai un mal fou à me dégager du temps pour cuisiner en dehors du travail. Pourtant, j’ai quand même envie de me faire des bons petits trucs au pied levé, pour accompagner un café, ou encore pour accueillir une amie venue en surprise prendre le thé.

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Pour cela, le concept du mugcake, un gâteau que l’on cuit à même la tasse au micro-onde, est idéal. J’avoue que je ne pratique pas beaucoup le micro-onde, et que je nourris une défiance mi-mystique, mi-fondée vis-à-vis de cet ustensile qui bidouille les aliments de l’intérieur. Mais bon de temps en temps, ça peut pas faire de mal… si ?

Les ingrédients de cette recette toute végétale ne devraient en tout cas pas mettre à mal ta santé : en format teacup – soit la moitié d’un mug, c’est bien suffisant – avec peu de sucre et un peu de beurre de cacahuète, c’est une gourmandise tout à fait sage.

Et en plus, elle a un côté pornfood des plus jouissifs avec son coeur coulant de beurre de cacahuète. Un ingrédient qui ne quitte pas ma cuisine, et qui me rappelle l’année que j’ai passé en Californie : celui que j’utilise ici vient de Jardin Bio, mais après tu choisis bien celui que tu veux, et tu peux même le remplacer par de la pâte de sésame, c’est aussi délicieux !

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Salade de riz noir aux raisins

salade riz raisin

La rentrée n’est jamais un moment très reposant mais je dois dire que celle-ci dépasse les records de débordatitude. Après m’être transformée en tonneau, puis dégusté l’arrivée d’un petit mousse à bord, j’ai déménagé puis emménagé en août dans une toute nouvelle vieille maison au beau milieu d’un Continuer la lecture

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Chutney à la prune

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La paille est rentrée, les silos sont pleins de blés, et les arbres se chargent de fruits : le temps des bocaux a sonné. Outre les traditionnelles confitures, je confectionne chaque année du chutney, cette invention si british, à la fois sucrée, salée, aigre et douce. Personnellement, le plaisir de déguster un chèvre ou un roquefort est décuplé par l’ajout de cet ingrédient. En France malheureusement Continuer la lecture

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Tarte glacée à la prune *dessert sans cuisson*

tarte glacée aux prunes

La tarte glacée ou frozen pie, tu connais ? Ces jolies desserts givrés font un tabac outre-atlantique. Cela faisait un certain temps que je lorgnais dessus, et c’est Naturalia qui m’a fourni l’occasion de concrétiser en me proposant de travailler sur une recette de fruits d’été.

Le concept : un dessert à mi-chemin entre la glace et le cheesecake, à la fois gourmand, original et simple, et peut-être varié à l’infini. Ici, j’ai opté pour des prunes, que l’on consomme moins spontanément que les pêches ou les abricots, et qui pourtant font des étincelles en cuisine lorsque l’on sait dompter leur acidité. Question recette, c’est du nanan pour cuistot en chaleur surchauffé. Rien besoin de cuire, ni les fruits, ni la pâte. On mixe les fruits avec un peu de sucre et du fromage blanc, et on confectionne la pâte à base de biscuits brisés. Vraiment un dessert idéal par temps chaud, lorsqu’on veut se faire plaisir avec une belle table, sans passer par la case cuisson.

Frozen pie, no bake recipe

Le décor en jette un max et reste cependant simple à réaliser. Mais s’il t’impressionne, tu peux mixer tous les ingrédients ensemble et verser la préparation telle quelle dans la pâte… à toi de voir mais surtout jette-toi à l’eau, cette tarte givrée en vaut vraiment le coup !

Une tarte estivale sans cuisson, à la fois légère et gourmande, et très rafraichissante !

Recette dessert sans cuisson

Tarte glacée aux prunes
Proportions : pour 1 moule d’environ 20cm de diam (6-8personnes)
Difficulté : facile
Temps de préparation : 30min
Temps de cuisson : 0min

Ingrédients :
– la pâte : 200g biscuits (sablés bretons, digestives, speculoos,…), 80g beurre ou huile de coco à température ambiante, 1 pincée de sel
– 600g prunes
– 100g miel liquide ou sirop d’agave
– 1,5 cuil. à soupe jus de citron
– 340g yaourt épais type à la grecque ou fromage blanc
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1. Réaliser la pâte : émietter les biscuits à l’aide d’un mixer ou d’une fourchette, puis ajouter une pincée de sel, ainsi que l’huile de coco (ou le beurre). Mélanger avec le mixer ou les doigts pour obtenir une pâte homogène. Si vous utilisez de l’huile de coco, mettre la préparation au frais 30min pour qu’elle durcisse.

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2. Déposer au fond du moule un rond de papier sulfurisé découpé à la bonne taille. Y répartir des noix de pâte en gardant l’équivalent de 2 cuil. à soupe pour les bords.

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3. Étaler sur le fond à l’aide d’une cuillère humide. Réaliser les bords avec le reste de la pâte en la pressant avec les doigts contre la paroi. Mettre au congélateur le temps de préparer la glace au yaourt.

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4. Réaliser la glace au yaourt : laver et dénoyauter les prunes puis les mixer avec la moitié du miel et le jus de citron. Mélanger à part le yaourt avec le reste du miel.

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5. Sortir la pâte du congélateur. Verser les deux préparations au centre de la tarte en les alternant comme pour dessiner une cible. Terminer par la préparation au yaourt.

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6. Former un joli motif en étoile en traçant avec la pointe d’un couteau des lignes du coeur vers la périphérie, et de la périphérie au coeur. Mettre au congélateur 5 heures minimum. Sortir une quinzaine de minutes avant de déguster : démouler à la sortie du congélateur en passant une lame entre la pâte et le moule, et laisser à température ambiante.

On peut sans problème conserver cette tarte au congélateur jusqu’à 1 mois.

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