Mochi daifuku façon tarte à la fraise

mochi fraise

Ce mochi-là, cela fait très longtemps que je brûle de te le présenter. A vrai dire, c’est lui qui a été à l’origine même de Mochi Mochis, mon livre portant sur la pâtisserie japonaise, si exquise et pourtant si méconnue chez nous. C’est une douceur aux allures ovni-esques, comme on les affectionne au Japon, mais dont le goût donne une impression de déjà-vu, et plus précisément de tarte à la fraise. Un trait d’union entre France et Japon, tout en rondeur, fraîcheur et délicatesse.

Pour ceux qui atterrissent sur le blog et qui découvrent le mochi, un petit rappel de circonstance s’impose : le mochi est une préparation à base de riz gluant, que l’on peut déguster sous mille formes, en salé comme en sucré. Parmi les différentes déclinaisons du mochi, il existe une sorte appelée daifuku, et qui prend l’aspect d’une boule toute douce et poudrée, juste de la bonne taille pour se nicher dans le creux d’une paume. Sous son enveloppe élastique, se cache une noix parfumée à la texture fondante : traditionnellement, il s’agit d’anko, pâte de haricot rouge (azuki) sucrée, dont tu peux consulter ici la recette.

daifuku à la fraise

Le daifuku figure parmi mes pâtisseries préférées, toutes catégories confondues. J’aime sa texture douce et délicate, sa silhouette ronde et translucide qui renferme un coeur parfumé, déclinable à l’infini. Pour cette raison, je trouve que le daifuku mochi, est un peu la version nippone du macaron : même univers poudré, même dichotomie entre une préparation intérieure et une coque extérieure, même délicatesse. Toutefois, à la différence des macarons, le mochi est très peu connu : le servir à sa table, c’est s’offrir un moment de pure découverte et d’amusement.

Et ce mochi-là en particulier, est tout adapté pour faire découvrir sans effrayer la pâtisserie japonaise. Il s’agit d’une variation sur l’ichigo daifuku, ichigo signifiant fraise. Une fraise fraîche est enrobée d’anko (pâte de haricots rouge sucrée) et glissée à l’intérieur d’une boule de riz gluant. Ici, j’ai remplacé l’anko par une pâte d’amande spécialement onctueuse, qui évoque en goût la pâte sablée de nos tartes à la fraise. De sorte qu’en bouche, on découvre et on est rassurés à la fois. Ces hiatus gustatifs sont de vrais cadeaux à faire en cuisine : ils jouent avec nos repères, nous surprennent et nous montre un nouveau chemin dans un paysage déjà connu.

Au travail :) Pour agrandir la recette, clique dessus.

mochi amande recette

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