Nori, algue du Japon et d’ailleurs…

D’entre toutes les algues, la nori est de loin la plus célèbre grâce au makizushi ou maki, ce sushi qui se définit par son enveloppe de nori. Mais la connait-on vraiment pour autant ? Comme moi, vous risquez probablement d’être surpris

« Nori » en japonais, signifiait anciennement « algues », avant de désigner cette variété en particulier. Il s’agit probablement de la première algue à avoir été domestiquée sur la péninsule, notamment dans la baie de Tokyo, où sa culture existe depuis la période d’Edo (1600-1868). On la consomme essentiellement sous la forme « yakinori », fine feuille de nori grillée. C’est elle qu’on utilise pour les makis, ou encore pour accompagner les sobas, et bien d’autres plats traditionnels japonais. Mais pas que… Elle intervient également comme ingrédient principal du « massage nuru« , massage érotique japonais. De quoi pimenter a minima vos discussions mondaines.

Alors, qu’on ne vienne plus me dire que les algues à table, c’est pas sexy !

Y compris pour ceux qui vivent en France, savoir à quoi elle ressemble au naturel peut s’avérer utile. Car saviez-vous que la nori ne pousse pas qu’au Japon, et qu’on peut aussi la cueillir sur les côtes bretonnes ? C’est d’ailleurs sauvage, qu’elle est commercialisée, par des distributeurs bretons comme Bord-à-bord, dont je vous ai déjà parlé au sujet de dame Wakamé. On la dit « rouge », mais en réalité elle est plutôt d’un brun-violet translucide. Fine et en forme de  palme, elle mesure au maximum 60cm, voir ici comment la reconnaitre.

Pas étonnant qu’elle ait la taille fine : d’un point de vue diététique, elle est comme nombre d’algues, pauvre en matière grasse et riche en nutriments, concentrant notamment une forte teneur en protéines (47%) et en vitamine A, excellente pour la peau, la vue et les os. Elle offre bien d’autres avantages, surtout sous sa forme sèche : peu coûteuse, elle se conserve longtemps, sans besoin de réfrigérateur.

Last but not least, elle est très pratique à cuisiner : tapissez vos fonds de tarte d’une feuille de yakinori ou bien taillez la en paillettes et saupoudrez en vos tartinades, béchamel et autres sauces. Vous pouvez encore la réduire en purée en faisant bouillir l’équivalent d’une feuille dans 1 cuillère à soupe d’eau, avant de l’incorporer  dans des blinis.

Bref, honorons la nori !

Autour de l’algue nori :

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6 réponses à Nori, algue du Japon et d’ailleurs…

  1. belleble dit :

    Merci pour cet article très instructif !
    J’avais acheté de la nori pour refaire des sushi, mais l’occasion ne s’est pas présentée et le paquet attend encore sagement au fond d’un placard. Alors, je note tes suggestions et je vais essayer de les appliquer !

  2. Paul-Takeuchi dit :

    Bonjour,
    Vient de sortir aux Editions de l’Epure, l’Algue Nori, 10 façons de la préparer, par le chef Hisayuki Takeuchi.

    • Mathilda dit :

      Merci pour l’information. J’aurais des difficultés à le le trouver ici, mais consulterait avidement son contenu, dès que l’occasion s’y prêtera !

  3. silvie dit :

    salut j’aimerai savoirs si le nori existe en mer mediterranée ?

    • Mathilda dit :

      –> Bonjour Silvie, je n’ai personnellement jamais entendu parler de nori en Méditerranée. Il semble qu’en France on ne puisse en trouver qu’en Bretagne.

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